Frise chronologique
1369
Première mention de la seigneurie
Première mention de la seigneurie
1369 (≈ 1369)
Famille Lévesque en possession du domaine.
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Logis gothique et canonnières édifiées.
1719
Incendie et déclin
Incendie et déclin
1719 (≈ 1719)
Château ravagé, transformé en ferme.
XVIIe siècle
Ajouts Renaissance
Ajouts Renaissance
XVIIe siècle (≈ 1750)
Aile inachevée et pavillon d’entrée construits.
1929
Premier classement
Premier classement
1929 (≈ 1929)
Poterne et corps de logis protégés.
2005
Second classement
Second classement
2005 (≈ 2005)
Douves, pont et courtines classés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La poterne et le corps de logis : classement par arrêté du 18 septembre 1929 - Le sol d'assiette ; les douves ; le pont ; l'ensemble des parties bâties correspondant aux courtines avec leurs tours et les bâtiments appuyés contre elles (à l'exception du bâtiment neuf) (cad. A 1182, 1191) : classement par arrêté du 18 août 2005
Personnages clés
| Famille Lévesque - Seigneurs de Marconnay |
Propriétaires de 1369 à 1683. |
| Charlotte de Vernoux - Propriétaire et dame de compagnie |
Acquiert le château, proche de Madame de Montespan. |
Origine et histoire
Le château de Marconnay, situé à 3 km au nord de Sanxay dans la Vienne (Nouvelle-Aquitaine), est un édifice des XVe, XVIe et XVIIe siècles. Il combine des éléments architecturaux gothiques et Renaissance, avec une enceinte quadrangulaire, des douves en eau, et un pont dormant en pierre. Deux tours circulaires flanquent la muraille, équipées de canonnières typiques du XVe siècle. Le logis, construit au XVe siècle, s’appuie contre une tour d’escalier polygonale, tandis qu’une aile inachevée du XVIIe siècle présente des détails de la seconde Renaissance.
La seigneurie de Marconnay appartenait à la famille Lévesque de 1369 à 1683, avant d’être acquise par Charlotte de Vernoux, dame de compagnie de Madame de Montespan. En 1719, un incendie ravage le château, qui devient ensuite une ferme exploitée par des fermiers généraux. Le monument est classé en deux temps : la poterne et le corps de logis en 1929, puis les douves, le pont et les courtines en 2005.
L’architecture du château reflète son évolution sociale et militaire. Initialement conçu comme une forteresse, il perd progressivement sa fonction défensive pour adopter un rôle symbolique. Les communs, majoritairement construits au XVIIIe siècle, témoignent de cette transition. L’aile Renaissance, inachevée, et les fortifications adaptées aux canons du XVe siècle illustrent cette dualité entre protection et prestige.
Le pavillon d’entrée, daté du XVIIe siècle, est coiffé d’un toit bombé et orné d’un édicule. Il était autrefois protégé par deux ponts-levis à flèches et des mâchicoulis. Aujourd’hui, le château conserve des éléments remarquables comme une porte d’entrée encadrée de colonnes et des fenêtres à meneaux, caractéristiques des périodes gothique et Renaissance.