Frise chronologique
vers 1530
Construction initiale
Construction initiale
vers 1530 (≈ 1530)
Philibert Pelez érige la demeure fortifiée.
peu après 1650
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire
peu après 1650 (≈ 1650)
Girard Perrier acquiert le domaine.
juillet 1789
Pillage pendant la Grande Peur
Pillage pendant la Grande Peur
juillet 1789 (≈ 1789)
Attaqué par les « Brigands » en Mâconnais.
1796
Vente du château
Vente du château
1796 (≈ 1796)
Passage à de nouveaux propriétaires.
1880
Rénovations intérieures
Rénovations intérieures
1880 (≈ 1880)
Appartements remaniés par les familles Chalot/Pitré.
2021
Découverte archéologique
Découverte archéologique
2021 (≈ 2021)
Villa gallo-romaine et mosaïques mises au jour.
28 avril 2022
Extension de la protection
Extension de la protection
28 avril 2022 (≈ 2022)
Vestiges antiques intégrés aux Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Inscrit MH
Personnages clés
| Philibert Pelez - Notaire et constructeur |
Fonde le fief et bâtit le château vers 1530. |
| Girard Perrier - Avocat au Parlement |
Propriétaire après 1650, victime du pillage en 1789. |
Origine et histoire
Le château de Marigny se dresse sur une terrasse surplombant la Saône, à Fleurville (Saône-et-Loire, Bourgogne-Franche-Comté). Construit vers 1530 par le notaire Philibert Pelez, il se compose d’un corps de logis carré flanqué de deux ailes, d’une cour fortifiée avec trois tours rondes à canonnières, et d’une tour hexagonale adossée à l’aile nord. Une tour circulaire au sud-est abrite un pigeonnier, tandis que des bâtiments agricoles longent la courtine ouest. L’accès se fait par une porte en anse de panier, typique de l’architecture défensive de la Renaissance.
Le domaine change de mains après 1650, passant à Girard Perrier, avocat au Parlement. En juillet 1789, pendant la Grande Peur en Mâconnais, le château est pillé par des « Brigands ». Vendu en 1796, il appartient aux familles Chalot et Pitré au XIXe siècle, période durant laquelle les appartements sont remaniés en 1880. Le site reste une propriété privée, classée partiellement aux Monuments historiques depuis 1941, avec une extension de protection en 2022 après la découverte d’une villa gallo-romaine sous ses communs.
Les fouilles de l’INRAP en 2021 ont révélé une pars urbana de villa romaine, incluant des mosaïques rares pour la région, datées de l’Antiquité. Ces vestiges, situés sous la cour du château, ont motivé l’élargissement de sa protection en avril 2022. Le diagnostic archéologique avait été prescrit avant la réhabilitation des communs en salles de réception, illustrant la superposition des époques sur ce site.
Architecturalement, le château allie des éléments défensifs (tours à canonnières, murailles) et résidentiels (haute toiture à deux versants, ailes symétriques). La tour hexagonale nord, couronnée de modillons, et le pigeonnier circulaire soulignent son évolution entre forteresse et demeure seigneuriale. Les remaniements du XIXe siècle témoignent de son adaptation aux usages modernes, tout en conservant son caractère historique.
La villa gallo-romaine sous-jacente, avec ses mosaïques et structures résidentielles (pars urbana), suggère l’occupation antique d’un riche domaine rural. Cette découverte relie le château à une histoire bien plus ancienne, faisant de Marigny un site stratifié, où se croisent l’Antiquité, la Renaissance et les périodes modernes. La protection étendue en 2022 couvre désormais ces vestiges, renforçant la valeur patrimoniale du lieu.