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Château de Marquein dans l'Aude

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château

Château de Marquein

    19 Le Château
    11410 Marquein
Propriété privée
Crédit photo : Jcb-caz-11 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1539
Construction du château
1579
Visite de Catherine de Médicis
1579 et 1581
Visites d'Henri IV
1673
Dénombrement descriptif
1840
Restauration par Sol de Marquein
1972
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades (à l'exclusion du perron) et toitures (cad. A 53) : classement par arrêté du 20 septembre 1972

Personnages clés

Dauphine de Montbrun - Commanditaire présumée Mentionnée sur une pierre gravée
Catherine de Médicis - Reine de France Visite le château en 1579
Henri IV - Roi de France Séjourne au château en 1579 et 1581
Paul-Marie Sol de Marquein - Colonel et restaurateur Restaure le château en 1840
Charles de Roquefort - Propriétaire historique Dernier Roquefort propriétaire avant 1819
Philippe de Rigaud de Vaudreuil - Propriétaire au XIXe siècle Possède le château avant 1840

Origine et histoire

Le château de Marquein, construit en 1539, est associé à la famille de Roquefort-Marquein. Selon une tradition non confirmée, Dauphine de Montbrun, peut-être une favorite du roi François Ier, aurait commandité sa construction. Les archives mentionnent une visite de Catherine de Médicis en 1579, ainsi que celle d'Henri IV en 1579 et 1581. Le château, décrit comme un carré cantonné de quatre tours, conserve des éléments défensifs comme des canonnières.

À la mort de Charles de Roquefort, le domaine passe à sa petite-fille, Pauline de la Tour, représentée par son grand-père Gabriel Florent de la Tour. En 1819, le château appartient à la famille Rigaud de Vaudreuil. En 1840, le colonel Paul-Marie Sol de Marquein le restaure et lui redonne son aspect du XVIe siècle. Après sa mort, le château devient la propriété du fils mineur d'Émile Hérisson Laparre, ingénieur à Toulouse.

Le château est partiellement inscrit aux monuments historiques en 1948, puis classé en 1972 pour ses façades et toitures. Son architecture intérieure, peu modifiée depuis 1636, comprend un corridor central desservant des pièces symétriques. La charpente en chêne, disposée en quatre étages, et les façades dissymétriques suggèrent la réutilisation d'une maison forte antérieure, mentionnée dès 1464.

Une inscription gravée, peut-être ajoutée lors des restaurations de 1840, évoque Dauphine de Montbrun comme commanditaire. Cependant, aucun document ne confirme cette attribution. La porte d'entrée, en anse de panier, est encadrée de colonnes torses et d'un blason mutilé, reflétant l'importance symbolique du château pour ses propriétaires successifs.

Les familles nobles liées au château, comme les Roquefort ou les Rigaud de Vaudreuil, ont marqué son histoire par des services militaires et des alliances matrimoniales. La déshérence de plusieurs branches familiales a conduit à des changements de propriété, jusqu'à son acquisition par des familles bourgeoises au XIXe siècle, illustrant l'évolution sociale de la région.

Liens externes