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Château de Marval en Haute-Vienne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Marval

    Le Bourg
    87440 Marval
Propriété privée
Château de Marval
Château de Marval
Château de Marval
Château de Marval
Château de Marval
Château de Marval
Château de Marval
Château de Marval
Crédit photo : Traumrune - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1244
Partage de la seigneurie
1252
Attribution aux Rochechouart
1447
Description du repaire fossoyé
1503
Passage aux La Faye
1569
Destruction par les calvinistes
1577
Reconstruction par Jean de Lambertie
1605
Achat des droits seigneuriaux
1794
Vente à Étienne Auvray
1988
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures (cad. AB 13) : inscription par arrêté du 15 novembre 1988

Personnages clés

Marguerite de Limoges - Vicomtesse de Rochechouart Épouse Aymeric VIII, apporte Marval.
Louis de La Faye - Seigneur des Roberts Acquiert le château en 1503.
François de La Faye - Seigneur de Saint-Privat Époux d’Agnès de Lambertie (1516).
Gaspard de Coligny - Amiral calviniste Commande la destruction en 1569.
Jean de Lambertie - Seigneur des Roberts Reconstruit le château après 1577.
Catherine de Montfreboeuf - Épouse de Jean de Lambertie Fille de François de Montfreboeuf.
Emmanuel de Lambertie - Dernier propriétaire Lambertie Vend le château en 1794.

Origine et histoire

Le château de Marval trouve ses origines au XIIIe–XIVe siècle, dans un contexte de rivalités seigneuriales entre les vicomtes de Limoges et de Rochechouart. En 1244, la seigneurie de Marval est partagée, puis définitivement attribuée aux Rochechouart en 1252, malgré des contestations persistantes jusqu’au XVIIe siècle. Le premier château, appelé château de la Robertie, était adjacent à l’église du XIIe siècle et formait un repaire fossoyé avec portail, comme attesté en 1447. Ce bourg clos, traversé par une rue axiale, abritait des maisons et un péage sur le sel, reflétant son rôle économique local.

En 1503, le château passe à la famille de La Faye par le mariage de Louis de La Faye avec Isabeau des Roberts. Leur fils, François, épouse Agnès de Lambertie en 1516, marquant l’alliance de ces deux lignées dont les armoiries subsistent sur l’église et le château. En 1569, les troupes calvinistes de l’amiral de Coligny détruisent partiellement le château et le bourg lors de leur marche vers la bataille de la Roche-l’Abeille. La reconstruction, initiée après 1577 par Jean de Lambertie (époux de Catherine de Montfreboeuf), donne au château son aspect actuel, mêlant vestiges médiévaux et éléments classiques du XVIIe siècle.

Le château actuel conserve des traces de ses phases successives : portes en tiers-point et fenêtre en arc brisé (XIIIe–XVe), baies à meneaux (XVIe), et corps de logis flanqué de pavillons (XVIIe). La grange fortifiée adjacente, datée de la seconde moitié du XVIe siècle, témoigne des besoins défensifs de l’époque, avec ses bretèches et son chemin de ronde. Les fossés, la salle des gardes voûtée, et les décors intérieurs (boiseries Louis XIII, plafonds peints) rappellent son évolution entre résidence seigneuriale et place forte.

Au XVIIIe siècle, le château change de mains à plusieurs reprises : vendu en 1794 par Emmanuel de Lambertie à Étienne Auvray de Saint-Remy, il passe ensuite aux familles David de Lastours, Garrigou-Lagrange, puis Durtel de Saint-Sauveur par alliances matrimoniales. Classé partiellement aux Monuments historiques en 1988 (façades et toitures), il illustre l’architecture hybride du Limousin, entre héritage médiéval et Renaissance.

Les conflits religieux des guerres de Religion (1569) et les reconstructions ultérieures ont profondément marqué le site. Le bourg, incendié en 1569, se relève au début du XVIIe siècle, comme en témoignent les dates gravées (1600, 1610) sur les maisons. Le château, habité durablement par les Lambertie, conserve des traces de leur présence, comme les armoiries jointes à celles des Roberts et des Montfreboeuf, familles liées à son histoire.

Liens externes