Partage des droits 1244 (≈ 1244)
Partage des droits sur la châtellenie de Marval entre les vicomtes de Limoges et de Rochechouart.
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Début de la construction du logis médiéval du château.
1447
Description du repaire
Description du repaire 1447 (≈ 1447)
Premier texte décrivant le château au cœur d'un repaire fossoyé.
1503
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire 1503 (≈ 1503)
Le château entre dans la maison de La Faye par mariage.
1569
Destruction partielle
Destruction partielle 1569 (≈ 1569)
Le château est saccagé et partiellement détruit par les troupes calvinistes.
XVIe siècle
Transformations majeures
Transformations majeures XVIe siècle (≈ 1650)
Transformations importantes du château et construction de la grange fortifiée.
XVIIe siècle
Reconstruction classique
Reconstruction classique XVIIe siècle (≈ 1750)
Reconstruction majeure du château dans un style classique sobre.
1988
Inscription MH
Inscription MH 1988 (≈ 1988)
Les façades et la toiture du logis sont inscrites au titre des Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures (cad. AB 13) : inscription par arrêté du 15 novembre 1988
Personnages clés
Victor Dupont
Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle
Marie de Blois
Mécène ayant financé la chapelle latérale
Origine et histoire du Château de Marval
Le château de Marval, situé sur la commune de Marval en Haute-Vienne, repose sur un logis médiéval dont les phases de construction s'étendent du XIIIe au XVIIe siècle. Au XIIe siècle la châtellenie de Marval appartenait aux vicomtes de Limoges, puis passa aux vicomtes de Rochechouart, un partage de droits attesté en 1244 et contesté jusqu'au XVIIe siècle. Le château, appelé anciennement château de la Robertie ou des Roberts, se trouvait au coeur d'un repaire fossoyé pourvu d'un portail et de maisons, selon un texte de 1447. En 1503 il entra dans la maison de La Faye par mariage, puis passa successivement aux familles de Birot, de Montfreboeuf et de Lambertie. Saccagé et en partie détruit en juin 1569 par les troupes calvinistes en route pour la bataille de la Roche-l'Abeille, il subsista du bâtiment médiéval le sous-sol — notamment la salle dite des gardes — ainsi que l'escalier et des fenêtres à meneaux. Relevé ensuite par phases, le château présente des transformations du XVIe siècle et une reconstruction importante au XVIIe siècle ; la partie la plus vaste date de cette dernière période et adopte un premier classicisme sobre. La partie médiévale conserve un ensemble de caves voûtées et la salle des gardes, dont le plafond à caissons peint et doré est présenté dans le goût Louis XVI. L'escalier qui part de ce niveau est surmonté d'un plafond à la française et, à l'arrière, la travée du XVIe siècle s'ouvre par une porte ornée d'un décor sculpté. Le corps de logis principal du XVIIe siècle forme un long rectangle flanqué de deux pavillons et comporte un logis secondaire adossé au nord, lui-même pourvu d'un pavillon d'angle et d'une échauguette en encorbellement. L'entrée du logis secondaire s'effectue par une porte en plein cintre ornée de pilastres et d'un fronton d'inspiration Renaissance, protégée autrefois par une bretèche dont subsistent les consoles. L'intérieur conserve des décors d'époque et de beaux restes de boiseries à panneaux de style Louis XIII, évoquant d'anciennes tentures murales. Le château repose sur un soubassement et est couvert de tuiles plates à forte pente ; il a conservé ses anciens fossés. Au nord de l'église et au nord-est du château se trouve une grange fortifiée, reconstruite à partir d'édifices plus anciens, à grande capacité de stockage et divisée en deux niveaux avec un chemin de ronde défensif. La grange s'appuie à l'ouest sur les vestiges d'un bâtiment antérieur muni de contreforts et présente plusieurs bretèches (au-dessus de la porte d'accès depuis le château, à l'angle sud-est donnant sur l'église et sur le mur nord), ainsi que de volumineuses poutres de plancher évoquant des hourds en bois ; sa datation relative renvoie à la seconde moitié du XVIe siècle. Les façades et la toiture du logis sont inscrites au titre des Monuments historiques depuis 1988.