Frise chronologique
XIIIe siècle
Première mention de la famille de Marzac
Première mention de la famille de Marzac
XIIIe siècle (≈ 1350)
Guichard de Marzac cité en 1294.
1420
Prise du repaire pendant la guerre de Cent Ans
Prise du repaire pendant la guerre de Cent Ans
1420 (≈ 1420)
Sénéchal de Périgord et habitants de Sarlat s’en emparent.
XVe siècle
Construction du château actuel
Construction du château actuel
XVe siècle (≈ 1550)
Bâti par la famille de Campniac.
XVIe siècle
Ajout de la chapelle funéraire
Ajout de la chapelle funéraire
XVIe siècle (≈ 1650)
Voûtée d’ogives avec restes de peintures.
XVIIe siècle
Construction du pigeonnier rond
Construction du pigeonnier rond
XVIIe siècle (≈ 1750)
Symbole du domaine seigneurial.
13 mars 1963
Première protection au titre des monuments historiques
Première protection au titre des monuments historiques
13 mars 1963 (≈ 1963)
Vestiges du cloître inscrits.
15 mars 1991
Seconde protection au titre des monuments historiques
Seconde protection au titre des monuments historiques
15 mars 1991 (≈ 1991)
Chapelle, pigeonnier et façades inscrits.
2015
Accueil du peintre Foujita
Accueil du peintre Foujita
2015 (≈ 2015)
Résidence de quelques mois au château.
septembre 2019
Achat par la famille Guyot
Achat par la famille Guyot
septembre 2019 (≈ 2019)
Projet de restauration et ouverture au public.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges du cloître inclus dans le château (cad. AV 38) : inscription par arrêté du 13 mars 1963 ; Façades et toitures du château ; chapelle au rez-de-chaussée ; façades et toitures des bâtiments des communs délimitant l'avant-cour du château ; pigeonnier avec ses deux bâtiments accolés ; terrasse avec ses murs de soutènement ; jardin avec sa clôture et son bassin (cad. AV 36, 38 à 41) : inscription par arrêté du 15 mars 1991
Personnages clés
| Guichard de Marzac - Seigneur du XIIIe siècle |
Premier membre cité de la famille de Marzac (1294). |
| Hélie de Campniac - Seigneur de Marzac au XVe siècle |
Propriétaire lors de la reconstruction du château. |
| Christophe de Roffignac - Seigneur de Marzac (mort en 1572) |
Héritier après décret contre les Campniac. |
| Marie-Madeleine Bart - Petite-fille de Jean Bart |
Propriétaire par mariage au XVIIIe siècle. |
| François de Carbonnier - Marquis de Marzac (1727-1802) |
Époux de Marie de la Barthe de Thermes. |
| Alphonse Claret de Fleurieu - Comte propriétaire au XXe siècle |
Accueillit Foujita en 1915-1916. |
| Tsuguharu Foujita - Peintre japonais |
Résida au château en 1915-1916. |
| Famille Guyot - Propriétaires actuels depuis 2019 |
Restaure le château pour une ouverture publique. |
Origine et histoire
Le château de Marzac, situé à Tursac en Dordogne (Nouvelle-Aquitaine), est un édifice construit entre la fin du XVe siècle et le XVIIe siècle. Implanté sur une hauteur surplombant la Vézère d’une soixantaine de mètres, il contrôlait historiquement la navigation fluviale avec le château du Petit-Marzac. Le site était occupé dès le XIIIe siècle par la famille de Marzac, mentionnée pour la première fois en 1294 avec Guichard de Marzac. Pendant la guerre de Cent Ans, le repaire changea plusieurs fois de mains entre Anglais et Français, avant d’être reconstruit au XVe siècle par la famille de Campniac, puis transmis aux Roffignac.
Le château actuel se compose d’un logis rectangulaire flanqué de quatre tours circulaires et d’une tour d’escalier carrée, le tout couronné de mâchicoulis et de chemins de ronde. Une chapelle funéraire du XVIe siècle, ornée de peintures, et un pigeonnier rond du XVIIe siècle complètent l’ensemble. Au fil des siècles, le domaine passa entre les mains de familles nobles, dont les Carbonnier de Marzac (descendants du corsaire Jean Bart par alliance) et les Fleurieu. En 1915, le comte Alphonse Claret de Fleurieu y accueillit le peintre japonais Foujita, qui y résida plusieurs mois.
Classé monument historique en deux temps (1963 pour les vestiges du cloître, 1991 pour la chapelle, le pigeonnier et les façades), le château fut acquis en 2019 par la famille Guyot, propriétaire du château de Bridoire. Celle-ci entreprit sa restauration pour une ouverture au public sous forme de jeu d’évasion, projet retardé par la pandémie de Covid-19. Le domaine, qui s’étend sur 288 hectares, inclut également des communs, un jardin à la française et des dépendances. En 2023, il servit de décor à la série Fortune de France.
L’architecture du château reflète son évolution : des éléments défensifs médiévaux (douves comblées, meurtrières) côtoient des ajouts Renaissance comme les fenêtres à meneaux et les galeries voûtées ornées de peintures. La terrasse en terre-plein, bordée de murs de soutènement, offre une vue imprenable sur la vallée de la Vézère, tandis que le pigeonnier rond, typique des domaines seigneuriaux, souligne son statut agricole et symbolique. Le site, privé, reste un témoignage majeur du patrimoine périgourdin, marqué par les conflits franco-anglais et l’influence des grandes familles régionales.