Frise chronologique
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (≈ 1650)
Première période de construction du château.
1700-1799
Aménagements majeurs
Aménagements majeurs
1700-1799 (≈ 1750)
Plan en U et distribution intérieure conservés.
1800-1899
Rénovations et décors
Rénovations et décors
1800-1899 (≈ 1850)
Ajouts décoratifs et remaniement du parc.
12 mai 1972
Classement partiel
Classement partiel
12 mai 1972 (≈ 1972)
Façades et toitures classées Monument Historique.
25 juillet 2003
Inscription du parc
Inscription du parc
25 juillet 2003 (≈ 2003)
Parc, fabriques et mur de clôture inscrits.
26 novembre 2008
Inscription des intérieurs
Inscription des intérieurs
26 novembre 2008 (≈ 2008)
Protection étendue aux intérieurs et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures (cad. AK 37) : classement par arrêté du 12 mai 1972 - Le parc, les fabriques, le mur de clôture avec ses entrées (cad. AK 29, 35 à 37) et l'ancienne faïencerie (cad. AK 41) : inscription par arrêté du 25 juillet 2003 - Les intérieurs du château, les dépendances entourant la cour nord ainsi que le sol, les murs et terrasse de la parcelle AK 38, en totalité (cad. AK 36 à 38) : inscription par arrêté du 26 novembre 2008
Origine et histoire
Le château de Matecoulon, situé à Montpeyroux en Dordogne, est un édifice dont la construction s’échelonne entre le XVIe, le XVIIIe et le XIXe siècle. Il se distingue par son plan en U, flanqué de quatre tours d’angle rondes. Le corps de logis et les ailes présentent des baies variées (arcs segmentaires et plein cintre) surmontées d’oculi, tandis que la distribution intérieure conserve l’agencement du XVIIIe siècle. Des aménagements et décors du XIXe siècle y ont été ajoutés, reflétant des évolutions stylistiques successives.
Le domaine s’organise autour de terrasses, cours, communs et jardins, intégrés depuis le XVIIIe siècle dans une composition paysagère harmonieuse. Le parc, mentionné dès le XVIIIe siècle sur des plans, a été remanié à plusieurs reprises au XIXe siècle. Il abrite des fabriques au symbolisme mystérieux, ainsi qu’une ancienne faïencerie et une grande dîmière située au nord-est. Ces éléments en font un exemple architectural et paysager exceptionnel en Dordogne, alliant héritage classique et transformations ultérieures.
Le château et ses dépendances ont fait l’objet de protections successives : classement des façades et toitures en 1972, inscription du parc et des fabriques en 2003, puis des intérieurs et des abords en 2008. Ces mesures soulignent la valeur patrimoniale du site, à la fois pour son architecture, son parc paysager et ses vestiges industriels (faïencerie). Le monument reste accessible lors de visites estivales, offrant un témoignage des évolutions architecturales et sociales de la région.