Origine et histoire
Le château de Mayrac, mentionné dès 930 dans le testament d'Adhémar des Échelles, devient un fief donné en 1241 par Guillaume de Gourdon à l'abbé d'Obazine. Au XVe siècle, après la guerre de Cent Ans, le vicomte de Turenne en est le haut justicier. Le village, dépeuplé, est repeuplé par Jean Luquet, écuyer originaire d’Olliergues, qui épouse Anne de Réveillon en 1450. Il obtient l’autorisation de construire un château avec fossés, marquant le début de la seigneurie des Luquet du Chaylar.
Jean I Luquet du Chaylar, nommé gouverneur de la vicomté de Turenne, agrandit ses terres à Mayrac, Blanzaguet et Creysse. Son fils, Jean II, rend hommage au vicomte en 1493 et confirme les acquisitions paternelles. En 1500, après un échange annulé avec le vicomte, Jean II se proclame bayle perpétuel de Mayrac. Le château, probablement construit en deux phases (aile nord puis aile sud), porte les armoiries des Luquet, familiales depuis le XVe siècle.
Au XVIe siècle, Antoine Luquet du Chaylar, seigneur de Mayrac, épouse Marguerite de Thémines, perpétuant la lignée. En 1576, le fief passe aux Machat de Méchaussée par mariage, puis en 1671 aux Salignac de Lamothe-Fénelon. Au XVIIIe siècle, après des ventes successives, Pierre-Joseph de Lachèze, député du Lot et noble anobli, récupère le château en 1815. Acquis par Jean-Baptiste Fayette au XIXe siècle, il reste depuis dans la famille Nouailhac, restauré dans les années 1970.
Architecturalement, le château allie deux corps de logis en équerre et une tour ronde reliée, avec des ouvertures à meneaux et un escalier à vis. La salle nord arbore une cheminée sculptée aux armoiries des Luquet, tandis que la salle sud présente un plafond à la française et un carrelage géométrique. Inscrit aux monuments historiques en 1979, il illustre l’évolution seigneuriale et architecturale du Quercy.