Nomination d'Arnaud de Maÿtie 1598 (≈ 1598)
Évêque d'Oloron sous Henri IV
1661
Destruction d'une tour
Destruction d'une tour 1661 (≈ 1661)
Révolte du curé Matalas
4e quart XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale 4e quart XVIe siècle (≈ 1687)
Début des travaux par Pierre de Maÿtie
1925
Première protection
Première protection 1925 (≈ 1925)
Inscription totale du château
2005
Classement de l'aile sud
Classement de l'aile sud 2005 (≈ 2005)
Protection complémentaire
2020
Classement définitif
Classement définitif 2020 (≈ 2020)
Protection intégrale du site
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, le château de Maytie, dit château d'Andurain, situé 1 rue du Jeu de Paume, sur la parcelle n°149, figurant au cadastre section AL, tel que figuré sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 2 décembre 2020
Personnages clés
Pierre de Maÿtie - Commanditaire présumé
Initiateur probable de la construction
Arnaud de Maÿtie - Évêque d'Oloron
Figure de la Contre-Réforme locale
Curé Matalas - Meneur de révolte
Responsable de la destruction d'une tour
Origine et histoire du Château de Maÿtie
Le château de Maÿtie, aussi appelé château d'Andurain, fut construit à la fin du XVIe siècle par Pierre de Maÿtie, membre d’une lignée locale ayant donné trois évêques d’Oloron. Son architecture Renaissance allie élégance (fenêtres à meneaux, mascarons) et robustesse, avec une charpente en triple carène de navire, rare exemple d’ingéniosité médiévale. Le bâtiment, de plan rectangulaire flanqué de tours, reflète le prestige de sa famille, liée à la Contre-Réforme sous Henri IV.
En 1661, la révolte du curé Matalas, mouvement de résistance paysanne, entraîna la destruction d’une des quatre tours d’origine, jamais reconstruite. Le château, resté dans la même famille depuis sa construction, abrite des intérieurs remarquables : escalier à arcatures, cheminées baroques ornées des armes d’Arnaud de Maÿtie (évêque d’Oloron en 1598), et sept pièces meublées ouvertes au public. Son toit de bardeaux, soutenu par la charpente navale, domine un ensemble complété par des dépendances et un pigeonnier.
Classé Monument historique par étapes (inscription en 1925, classement partiel en 1953, et protection totale de l’aile sud en 2005), le château illustre l’histoire religieuse et seigneuriale du Pays basque intérieur. Propriété privée des d’Andurain d’Azémar de Fabrègues, il se visite l’été, offrant un témoignage intact de l’art de vivre aristocratique aux XVIIe et XVIIIe siècles. Son mobilier ancien, ses livres rares et ses décors sculptés en font un site culturel majeur de Nouvelle-Aquitaine.