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Château de Mercoeur à Saint-Privat-d'Allier en Haute-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Mercoeur à Saint-Privat-d'Allier

  • Mercoeur 
  • 43580 Saint-Privat-d'Allier
Crédit photo : Jeandu43 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
43580 Saint-Privat-d'Allier, Mercoeur 

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction initiale
XIVe siècle (guerre de Cent Ans)
Incendie par les Routiers
1764
Début des travaux de reconstruction
1914
Abandon définitif
3 octobre 1979
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Donjon et tourelle d'escalier nord y compris la peinture murale de la voûte au rez-de-chaussée du donjon ; façades et toitures du chateau et du bâtiment du 18S ; les deux cheminées interieures du chateau (cad. AI 109, 110) : inscription par arrêté du 3 octobre 1979

Personnages clés

Famille Mercœur - Seigneurs fondateurs Commanditaires du château au XIIIe siècle.
Propriétaire anonyme (1764) - Initiateur des travaux Lance la reconstruction au XVIIIe siècle.
Louis de Vinols - Historien local A étudié la seigneurie en 1854.

Origine et histoire du Château de Mercoeur

Le château de Mercœur, situé à Saint-Privat-d'Allier en Haute-Loire, est une construction médiévale érigée au XIIIe siècle par la famille Mercœur sur un site élevé. Son donjon, conçu comme un relais optique, offrait une vue stratégique sur les châteaux voisins de Saint-Privat et Saint-Didier-d'Allier. Pendant la guerre de Cent Ans, la forteresse fut incendiée, probablement par les Routiers, marquant un tournant dans son histoire militaire.

Au XVIIIe siècle, un nouveau propriétaire entreprit en 1764 une reconstruction ambitieuse, interrompue par la Révolution française. Le château, partiellement modernisé, conserva des éléments gothiques comme deux cheminées moulurées, tandis que le donjon abritait une voûte peinte du XVIIe siècle ornée de motifs floraux. Depuis 1914, le site, abandonné, se compose d’un corps de logis rectangulaire, d’un donjon rond, et d’une enceinte quadrangulaire réutilisée pour les fermes locales.

L’architecture révèle une dualité entre fonction défensive et rôle symbolique. Le donjon, vulnérable en apparence car situé à flanc de montagne, suggérerait une priorité donnée à la surveillance visuelle plutôt qu’à la résistance aux assauts. Les vestiges incluent une aile nord-est écroulée vers 1960, une tour d’escalier en colimaçon, et des peintures murales classées. Depuis 1979, une partie du château (donjon, façades, cheminées) est protégée au titre des monuments historiques.

Un sentier balisé de 14,2 km relie le château aux donjons voisins et à la chapelle de Rochegude, valorisant ce patrimoine dans un parcours touristique. Les sources historiques, comme les travaux de Louis de Vinols (1854) ou François-Hubert Forestier (1990), évoquent aussi des liens entre la seigneurie de Mercœur et l’exploitation minière locale, ajoutant une dimension économique à son héritage.

Liens externes

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