Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Forteresse érigée par la famille Mercœur.
XIVe siècle (guerre de Cent Ans)
Incendie par les Routiers
Incendie par les Routiers XIVe siècle (guerre de Cent Ans) (≈ 1450)
Destruction partielle pendant le conflit.
1764
Début des travaux de reconstruction
Début des travaux de reconstruction 1764 (≈ 1764)
Projet interrompu par la Révolution.
1914
Abandon définitif
Abandon définitif 1914 (≈ 1914)
Château laissé inhabité depuis.
3 octobre 1979
Classement partiel
Classement partiel 3 octobre 1979 (≈ 1979)
Protection des éléments historiques majeurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Donjon et tourelle d'escalier nord y compris la peinture murale de la voûte au rez-de-chaussée du donjon ; façades et toitures du chateau et du bâtiment du 18S ; les deux cheminées interieures du chateau (cad. AI 109, 110) : inscription par arrêté du 3 octobre 1979
Personnages clés
Famille Mercœur - Seigneurs fondateurs
Commanditaires du château au XIIIe siècle.
Propriétaire anonyme (1764) - Initiateur des travaux
Lance la reconstruction au XVIIIe siècle.
Louis de Vinols - Historien local
A étudié la seigneurie en 1854.
Origine et histoire du Château de Mercoeur
Le château de Mercœur, situé à Saint-Privat-d'Allier en Haute-Loire, est une construction médiévale érigée au XIIIe siècle par la famille Mercœur sur un site élevé. Son donjon, conçu comme un relais optique, offrait une vue stratégique sur les châteaux voisins de Saint-Privat et Saint-Didier-d'Allier. Pendant la guerre de Cent Ans, la forteresse fut incendiée, probablement par les Routiers, marquant un tournant dans son histoire militaire.
Au XVIIIe siècle, un nouveau propriétaire entreprit en 1764 une reconstruction ambitieuse, interrompue par la Révolution française. Le château, partiellement modernisé, conserva des éléments gothiques comme deux cheminées moulurées, tandis que le donjon abritait une voûte peinte du XVIIe siècle ornée de motifs floraux. Depuis 1914, le site, abandonné, se compose d’un corps de logis rectangulaire, d’un donjon rond, et d’une enceinte quadrangulaire réutilisée pour les fermes locales.
L’architecture révèle une dualité entre fonction défensive et rôle symbolique. Le donjon, vulnérable en apparence car situé à flanc de montagne, suggérerait une priorité donnée à la surveillance visuelle plutôt qu’à la résistance aux assauts. Les vestiges incluent une aile nord-est écroulée vers 1960, une tour d’escalier en colimaçon, et des peintures murales classées. Depuis 1979, une partie du château (donjon, façades, cheminées) est protégée au titre des monuments historiques.
Un sentier balisé de 14,2 km relie le château aux donjons voisins et à la chapelle de Rochegude, valorisant ce patrimoine dans un parcours touristique. Les sources historiques, comme les travaux de Louis de Vinols (1854) ou François-Hubert Forestier (1990), évoquent aussi des liens entre la seigneurie de Mercœur et l’exploitation minière locale, ajoutant une dimension économique à son héritage.