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Château de Mercuès dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château Médiéval et Renaissance

Château de Mercuès

    Chemin de la Portette
    46090 Mercuès
Propriété privée
Château de Mercuès
Château de Mercuès
Château de Mercuès
Château de Mercuès
Château de Mercuès
Château de Mercuès
Château de Mercuès
Château de Mercuès
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Château de Mercuès
Château de Mercuès
Château de Mercuès
Château de Mercuès
Château de Mercuès
Château de Mercuès
Château de Mercuès
Crédit photo : Torsade de Pointes - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
700
800
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
VIIe siècle
Première mention écrite
XIIIe siècle
Construction initiale
1486-1488
Reconstruction par Antoine d’Alamand
1626-1637
Modernisation par Pierre Habert
1905
Nationalisation puis vente
1939-1943
Refuge pour enfants juifs
1942
Ralliement à la Résistance
1947
Classement Monument historique
Années 1960
Transformation en hôtel-restaurant
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures : inscription par arrêté du 15 septembre 1947

Personnages clés

Antoine d’Alamand - Évêque de Cahors (1486-1488) Reconstruit partiellement le château.
Pierre Habert - Évêque de Cahors (1626-1637) Modernisa façades et défenses.
Jean-Louis Faure - Médecin propriétaire (1906-1947) Accueillit enfants juifs et collaboration.
Georges Héreil - Propriétaire (années 1960-1979) Créa l’hôtel-restaurant 4*.
Yvonne Lévy-Engelmann - Artiste et résistante Géra l’hébergement des enfants juifs.
Guillaume de Tournemire et Georges Lamarque - Résistants (réseau Alliance) Organisèrent le ralliement en 1942.

Origine et histoire

Le château de Mercuès, situé dans le Lot en région Occitanie, domine la vallée du Lot depuis le Moyen Âge. Mentionné dès le VIIe siècle sous le nom de Camp de Mercure, il aurait pu être un fort, bien que les premières constructions attestées datent du XIIIe siècle. Les évêques de Cahors, chargés de défendre la cité contre les Anglais et les routiers, en firent une forteresse stratégique pour contrôler les approches de Cahors et la vallée. Le château devint leur résidence d’été pendant sept siècles, jouant un rôle clé dans les conflits médiévaux du Midi de la France.

Au XVe siècle, l’évêque Antoine d’Alamand entreprit une reconstruction partielle, notamment la tour maîtresse à mâchicoulis et la chapelle. Les XVIIe et XVIIIe siècles virent des aménagements majeurs : l’évêque Pierre Habert (1626-1637) modernisa les façades et les défenses, tandis que des éléments décoratifs (faux appareils, terrasses) furent ajoutés. Après la Révolution, le château changea plusieurs fois de mains, passant des évêques à des propriétaires privés, dont Mgr Grimardias, qui restaura son faste au XIXe siècle.

La loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État fit du château une propriété étatique, revendue en 1906 au médecin Jean-Louis Faure. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le domaine abritera à la fois des enfants juifs sauvés par l’Œuvre israélite des séjours à la campagne (1939-1943) et un centre de civisme vichyste. En 1942, une rencontre secrète y scella le ralliement des Compagnons de France à la Résistance. Classé Monument historique en 1947, il devint un hôtel-restaurant sous Georges Héreil (années 1960), puis un domaine viticole et gastronomique réputé, membre du réseau Relais & Châteaux.

Le vignoble de 35 hectares, planté en Malbec (ou Côt), Merlot et Tannat, produit des vins rouges de garde et un blanc moelleux à base de Chenin. La densité exceptionnelle des ceps (6 666 pieds/hectare) confère aux vins une concentration remarquable. Le restaurant, étoilé au Guide Michelin, met en valeur les produits locaux (truffe, safran, Malbec) dans l’ancienne salle à manger des évêques.

L’architecture du château mêle éléments médiévaux (donjon, archères, mâchicoulis) et aménagements des XVIIe et XVIIIe siècles (façades à meneaux, terrasses, jardin d’agrément). La cour centrale, entourée de logis et de tours, conserve une chapelle et un escalier en vis de style flamboyant. Les intérieurs, refaits au XIXe siècle, abritent des chambres thématiques (styles Louis XVI, Art déco) et un parquet classé orné d’un cadran solaire.

Aujourd’hui, le château de Mercuès allie patrimoine, œnologie et hôtellerie de luxe. Ses 24 chambres et 6 suites, décorées selon différentes époques historiques, perpétuent la mémoire des évêques de Cahors. Le domaine, ouvert au public, propose des visites du vignoble, des dégustations et une expérience gastronomique dans un cadre classé, entre histoire et modernité.

Liens externes