Propriété des hospices années 1940 (≈ 1940)
Acquisition par les hospices de Retournac
25 novembre 1994
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 25 novembre 1994 (≈ 1994)
Protection logis, tours et basse-cour
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château comprenant le logis avec ses décors intérieurs, les deux tours de l'enceinte extérieure et l'emprise au sol de la basse-cour (cad. AW 76) : inscription par arrêté du 25 novembre 1994
Personnages clés
Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources
Les textes ne mentionnent aucun personnage
Origine et histoire du Château de Mercuret
Le château de Mercuret est une ancienne maison forte typique du Velay, édifiée à la fin du Moyen Âge (XVe siècle). Son architecture primitive, proche de l’aula, se caractérisait par quatre tourelles d’angle en échauguette. Les transformations majeures du XVIIIe siècle, comme l’ajout d’une nef à la chapelle ou la modification des intérieurs (plafonds à la française, décors peints), ont effacé son aspect médiéval. Le domaine, ceint d’un mur, comprend le logis central, deux tours demi hors-œuvre, une tour ronde extérieure, une chapelle et une grange.
Pendant la Révolution (1793), trois des quatre tours furent rasées, marquant une première altération du site. Au XIXe siècle, la propriété fut morcelée par des ventes successives, puis acquise dans les années 1940 par les hospices de Retournac. La chapelle, initialement réduite à un oratoire circulaire (réutilisé comme four à pain), fut agrandie aux XVIIe–XVIIIe siècles. Les pièces intérieures, organisées autour d’un couloir axial, conservent des éléments remarquables comme des peintures murales et des cheminées.
Classé Monument Historique en 1994, le château protège aujourd’hui son logis (avec ses décors), deux tours de l’enceinte et l’emprise de la basse-cour. Il témoigne de l’évolution architecturale des maisons fortes du Velay, entre fonction défensive médiévale et adaptations résidentielles modernes. Les sources mentionnent également son rôle dans le patrimoine local, étudié par André Patin en 1997.