Château de Mercy à Ars-Laquenexy en Moselle

Château de Mercy

  • 57530 Ars-Laquenexy
Château de Mercy
Château de Mercy
Château de Mercy
Château de Mercy
Crédit photo : Aimelaime - Sous licence Creative Commons
Propriété d'un établissement public ; propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1600
1700
1800
1900
2000
Xe siècle
Premières traces d'habitation
1626
Construction de la chapelle
1905-1908
Construction du château
1919
Retour à la France
1940-1944
Utilisation comme hôpital militaire
1968
Propriété de l'armée française
5 juin 2019
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

En totalité, le château de Mercy et la chapelle du château, situés au lieu-dit Le Clos Nord, suivant le plan annexé à l'arrêté (cad. section 21 parcelle 59, 60) : inscription par arrêté du 5 juin 2019

Personnages clés

Maurice du Coëtlosquet Propriétaire initial du château, son épouse a initié la construction du château actuel.
Henri Klein Architecte ayant dirigé la construction du château entre 1905 et 1908.
Jean-Joseph Picoré Paysagiste ayant dessiné le jardin à la française du château.

Origine et histoire

Le château de Mercy, situé à Ars-Laquenexy près du quartier de La Grange-aux-Bois, occupe un site habité depuis au moins le Xe siècle. L’édifice actuel a été construit entre 1905 et 1908 à l’initiative de la veuve de Maurice du Coëtlosquet, l’architecte Henri Klein dirigeant les travaux. Seule trace des occupations antérieures, la chapelle date de 1626 et a été rénovée par M. du Coëtlosquet dans les années 1890. Durant la période du rattachement de l’Alsace-Moselle à l’Empire allemand, Metz a été transformée par les autorités impériales, qui ont fait de son urbanisme une vitrine de l’architecture wilhelmienne. L’éclectisme de cette époque s’est traduit par l’apparition d’édifices néoromans, néogothiques et néo-Renaissance, tandis que certains propriétaires francophiles ont choisi de bâtir des constructions d’inspiration française ; contemporain du palais du Gouverneur, le château de Mercy illustre ce mouvement. Construit en pierre de Savonnières importée du Barrois, l’édifice adopte un style revendiquant les sentiments francophiles de son commanditaire. Un jardin à la française, dessiné par le paysagiste Jean-Joseph Picoré, complétait alors son parc. Résidence de la famille du Coëtlosquet, le château redevient français en 1919. Lors de la nouvelle annexion par l’Allemagne en 1940, il est utilisé comme « Lazarett », hôpital militaire pour l’armée allemande. Le Reserv-Lazarett Metz II redevient français en novembre 1944 ; après avoir nécessité une rénovation importante, il sert du 10 avril 1953 au mois de mars 1966 de poste de commandement à la 1re division aérienne de l’Aviation royale canadienne, les derniers militaires canadiens quittant le site le 31 mars 1967. Le château devient propriété de l’armée française en 1968 et accueille successivement le quartier général de la 16e brigade mécanisée, puis le commandement de l’artillerie du 1er corps d’armée, la 1re armée jusqu’à sa dissolution en 1993, puis enfin la brigade de renseignement et de guerre électronique. Le château et sa chapelle, situés au lieu-dit le Clos Nord, ont été inscrits dans leur totalité au titre des monuments historiques par arrêté du 5 juin 2019. Vendu en 2000 à la communauté d’agglomération de Metz-Métropole, il a pesé pendant plus de vingt ans sur les comptes de la collectivité. En 2021, la société Wynn Patrimoine, basée à Nancy, s’est portée acquéreur du château en vue de le rénover pour accueillir des logements et des locaux commerciaux. Des photographies présentent des vues générales, le détail de la façade et la chapelle du château.

Liens externes