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Château de Méréville à Méréville dans l'Essonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Renaissance

Château de Méréville

  • Rue du Commandant Arnoux 
  • 91660 au Mérévillois
Château de Méréville
Château de Méréville
Château de Méréville
Château de Méréville
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Château de Méréville
Château de Méréville
Château de Méréville
Crédit photo : Attaleiv - Sous licence Creative Commons
Propriété privée ; propriété de la commune ; propriété du département
91660 Méréville, Rue du Commandant Arnoux 

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Construction du manoir initial
1688
Achat par Pierre Delpech
1784–1794
Âge d'or sous Laborde
1794
Exécution du marquis
1977–1978
Classement Monument Historique
2000
Rachat par le département
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures du château et les pièces suivantes avec leur décor : l'antichambre, la salle à manger et le salon au rez-de-chaussée ; le Grand parc avec ses dix-sept fabriques ou vestiges de fabriques, à savoir : la basse-cour suisse, le colombier, les deux glacières, les grottes des Demoiselles, la grotte au nord de l'ancienne laiterie, les grottes sous l'ancien Temple de la Piété filiale, la laiterie, la maison du jardinier, le moulin, le pavillon, le pont d'acajou, le pont des boules d'or, le pont cintré, le pont du chemin (pour la partie appartenant au groupement forestier de Landeroyne) , le pont de roches, les grandes Roches ; le lavoir situé au sud du pont sur la Juine (cad. AK 134, 325 ; C 1 à 17 ; D 1 à 14, 16 à 28) : classement par arrêté du 15 juin 1977 - La "Colonne Trajane", fabrique de l'ancien petit parc (cad. AH 57) : classement par arrêté du 7 septembre 1978 - Les parties subsistantes des cinq fabriques suivantes de l'ancien petit parc : le "fort" (1, avenue Raymond-Poincaré, cad. AH 37) , les "écuries anglaises" (3, avenue Raymond-Poincaré, cad. AH 39) , le pont du chemin (la moitié, cad. AH 38) , le "petit château" (1, avenue de Laborde, cad. AH 142) , la "fausse chapelle" (route de Saint-Cyr, cad. AH 200) : inscription par arrêté du 7 septembre 1978 - Toutes les pièces avec leur décor au rez-de-chaussée du château, à l'exception des trois pièces déjà classées (cad. D 19) : classement par arrêté du 17 décembre 1993 - Les intérieurs du château, à l'exception de toutes les pièces du rez-de-chaussée classées (cad. D 19) : inscription par arrêté du 17 décembre 1993 - En totalité, l'aqueduc du domaine, y compris la vanne permettant sa prise d'eau au moulin de Semainville (cad. AK 331, 332, 334, 712, 713 ; AI 187, 192, 240 ; AL 273, 274, 283, 284, 288, 290, 294, 295, 304, 325 à 328, 539, 565, 566, 627, 636, 637, 647 à 650, 653, 654, 670,682, 683, 731, 859, 860, 929, 938, 946, 950, 951, 955, 958, 1011 ; AM 15, pour la vanne et l'origine de l'aqueduc ; C 10, pour le dernier tronçon et le débouché de l'aqueduc, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 29 juin 2013 ; Rectificatif concernant l'inscription de l'aqueduc du domaine, y compris la vanne permettant sa prise d'eau au moulin de Semainville : ajouts cad. C8, 10 ; sous la route départementale 18 ; sous la rue des Larris, le chemin des Cressonières et la rue des Moulins (commune de Méréville), cf plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 8 avril 2015

Personnages clés

Pierre Delpech (1642–1712) - Marquis de Méréville Reconstruit le château au XVIIIe siècle.
Jean-Joseph de Laborde (1724–1794) - Financier et marquis Créa le parc à l'anglaise et agrandit le château.
François-Joseph Bélanger - Architecte Conçut les jardins avant Hubert Robert.
Hubert Robert (1733–1808) - Paysagiste Reprit l’aménagement du parc en 1786.
Augustin Pajou (1730–1809) - Sculpteur Collabora aux décors intérieurs et extérieurs.
François d'Ormesson - Écrivain et militant Lutta pour la sauvegarde du domaine (XXe siècle).

Origine et histoire du Château de Méréville

Le château de Méréville trouve ses origines au XVIe siècle avec la construction d’un manoir fortifié. En 1688, Pierre Delpech, marquis de Méréville, l’acquiert et le reconstruit partiellement dans un style Renaissance, ajoutant un fronton et un jardin à la française. Ses descendants, dont Jean Delpech, y apportent des modifications jusqu’au XVIIIe siècle, comme l’aménagement d’une allée d’honneur et la transformation des jardins.

En 1784, le financier Jean-Joseph de Laborde, après avoir cédé le château de La Ferté-Vidame, achète Méréville pour en faire sa résidence. Il agrandit modestement le château avec deux ailes et consacre sa fortune à créer un parc à l’anglaise, collaborant avec des artistes renommés : les architectes Barré et Bélanger, le sculpteur Pajou, ou le peintre Vernet. Hubert Robert reprend les travaux en 1786, ajoutant des fabriques comme le Temple de la Piété filiale en hommage à sa fille Natalie. La même année, la déviation de la Juine et la construction d’une colonne rostrale commémorent ses fils disparus lors de l’expédition de La Pérouse.

Le marquis, guillotiné en 1794, laisse un domaine qui décline au XIXe siècle. Ses héritiers vendent le château à d’Espagnac, qui disperse ses richesses, puis à Carpentier, qui détruit plusieurs fabriques. En 1824, le comte de Saint-Roman ajoute la ferme suisse, mais le parc perd progressivement son éclat. Au XXe siècle, le fonds de pension japonais Sport Chinko envisage d’y implanter un complexe hôtelier, avant que le conseil départemental de l’Essonne et l’État ne rachètent le domaine en 2000 pour le restaurer. Classé Monument Historique en 1977, le parc obtient le label Jardin remarquable en 2019.

L’architecture du château allie un corps central Renaissance en pierre blanche, flanqué de tours médiévales, et des ailes classiques ajoutées au XVIIIe siècle. Le parc, conçu comme une œuvre d’art totale, mêlait paysages romantiques, fabriques pittoresques (grottes, ponts, cascades) et espèces botaniques rares, reflétant les passions du marquis pour la navigation, la nature et les voyages. Malgré la disparition de certaines fabriques (transférées au parc de Jeurre), il reste un témoignage majeur des jardins paysagers pré-révolutionnaires en Europe.

Les intérieurs conservent des décors d’origine : marbres, lambris d’acajou, cheminées et glaces, protégés par des classements successifs depuis 1977. Le domaine, aujourd’hui départemental, est un site culturel et touristique préservé, illustrant l’âge d’or des folies aristocratiques et leur postérité mouvementée.

Liens externes

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