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Château de Merpins en Charente

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Merpins

  • 327-405 Rue du Château
  • 16100 Merpins
Château de Merpins
Château de Merpins
Château de Merpins
Château de Merpins
Château de Merpins
Château de Merpins
Château de Merpins
Château de Merpins
Château de Merpins
Château de Merpins
Château de Merpins
Château de Merpins
Crédit photo : Pierre-alain dorange - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
16100 Merpins, 327-405 Rue du Château

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
Xe siècle
Renforcement en pierre
1176
Prise par Richard Cœur de Lion
1204
Rachat par Jean sans Terre
1242
Retour à la France
1360
Rétrocession à l’Angleterre
1387
Destruction ordonnée
1577
Reprise par le duc de Mayenne
1973
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (ruines) (cad. E 214) : inscription par arrêté du 12 octobre 1973

Personnages clés

Charlemagne - Empereur franc (hypothèse) Attribué par la tradition orale
Richard Cœur de Lion - Duc d’Aquitaine Prit le château en 1176
Philippe de Falcombridge - Fils illégitime de Richard Seigneur de Merpins (1180-1204)
Jean sans Terre - Roi d’Angleterre Acheta et répara la forteresse
Hugues X de Lusignan - Comte de la Marche Reçut Merpins d’Henri III
Maréchal de Sancerre - Commandant français Dirigea le siège de 1381-1387
Duc de Mayenne - Chef catholique Reprit le château en 1577

Origine et histoire du Château de Merpins

Le château de Merpins, édifié sur un éperon rocheux surplombant les rivières Charente, Né et Antenne, fut une forteresse stratégique dès le Xe siècle. Occupé depuis le Néolithique, le site aurait abrité une mansio gallo-romaine nommée Condate, bien que cette hypothèse reste débattue. Son emplacement, à moins de 2 km de la voie Saintes-Périgueux, en fit un point de contrôle majeur entre Poitou et Aquitaine.

La tradition attribue sa fondation à Charlemagne vers 810 pour contrer les invasions normandes, mais aucun document ne confirme cette origine. En 850, les Normands s’en emparèrent selon les récits oraux. Au Xe siècle, la châtellenie appartenait aux comtes Taillefer d’Angoulême. Le château, initialement en bois, fut renforcé en pierre entre le XIe et le XIIe siècle, avec l’ajout d’un donjon et d’une enceinte.

En 1176, Richard Cœur de Lion prit Merpins et le céda à son fils illégitime, Philippe de Falcombridge, époux d’Amélie de Cognac. En 1204, Jean sans Terre en devint propriétaire après rachat, puis le transmit à Hugues X de Lusignan. La forteresse changea plusieurs fois de mains : reprise par la France après Taillebourg (1242), rétrocédée à l’Angleterre par le traité de Brétigny (1360), puis assiégée et détruite en 1387 sur ordre de Charles VI après six ans de siège mené par le maréchal de Sancerre.

Les guerres de Religion ravivèrent son rôle militaire : occupé tour à tour par catholiques et protestants, il fut finalement repris en 1577 par le duc de Mayenne. Les fouilles des années 1970 révélèrent des aménagements défensifs sophistiqués, comme un couloir souterrain de 30 m creusé dans le roc, reliant le fossé aux bâtiments intérieurs. Ce passage, large de 3,50 m, incluait un escalier et une porte secrète à 5 m sous le niveau actuel.

Architecturalement, la motte castrale (60 x 40 m) était ceinte de murailles et flanquée de quatre tours, dont un donjon dont l’emplacement reste incertain. Les Anglais, entre 1179 et le XIIIe siècle, y ajoutèrent trois tours, renforcèrent les remparts et creusèrent une douve sèche. La barbacane abritait une porte en arc brisé du XIIe siècle, témoignant des évolutions défensives du site. Aujourd’hui, les ruines, classées Monument Historique en 1973, offrent un aperçu des techniques militaires médiévales.

Liens externes

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