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Château de Merville en Haute-Garonne

Haute-Garonne

Château de Merville

    2 Place du Château
    31330 Merville

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1575
Acquisition du terrain
1734
Héritage de la seigneurie
1743
Début de la construction
1754
Création du Salon chinois
1772
Décès du marquis de Chalvet
2005
Ouverture du labyrinthe au public
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Henri-Auguste de Chalvet-Rochemonteix - Marquis et commanditaire Fait construire le château en 1743.
André-Antoine de Chalvet - Héritier du marquis Préserve le château sous la Terreur.
Mathieu de Chalvet - Premier propriétaire du terrain Achète la terre en 1575.
Gilles Pin - Peintre et architecte Auteur des panneaux du Salon chinois.
André Le Nôtre - Paysagiste Conçoit le parc et les allées.
Maduron - Architecte toulousain Dirige la construction du château.

Origine et histoire

Le château de Merville, situé en Haute-Garonne dans la région Occitanie, est un témoignage exceptionnel de l’architecture et des jardins du XVIIIe siècle. Construit en briques roses à partir de 1743 par le marquis Henri-Auguste de Chalvet-Rochemonteix, homme des Lumières, il incarne le faste des résidences aristocratiques de l’époque. Son parc, dessiné selon les plans d’André Le Nôtre, s’étend sur 40 hectares et abrite le plus grand labyrinthe de buis d’Europe, une curiosité végétale de 6 km d’allées.

Le marquis de Chalvet, grand sénéchal de Toulouse, supervise lui-même les plans confié à l’architecte toulousain Maduron, avec des travaux s’étalant sur quinze ans. À sa mort en 1772, le château échoit à son fils André-Antoine, qui, malgré son emprisonnement sous la Terreur, préserve le domaine et son mobilier d’origine. Les intérieurs, comme le Salon chinois orné de panneaux peints par Gilles Pin en 1754, reflètent l’engouement pour les chinoiseries et l’art rocaille, tandis que les tapisseries flamandes du XVIe siècle ajoutent une touche historique.

Le parc, conçu comme une extension des salons, offre une perspective de 600 mètres vers une niche de verdure, mêlant art paysager et philosophie des Lumières. Le labyrinthe, ouvert au public depuis 2005, attire chaque année 45 000 visiteurs, tandis que le château, classé Monument Historique, reste un exemple préservé de l’alliance entre architecture, nature et art de vivre au siècle des Lumières.

Liens externes