Première mention de la famille de Mesléan XVe siècle (≈ 1550)
Mariage de François Rivoalen, seigneur de Mesléan.
XVIe–XVIIe siècles
Construction du château
Construction du château XVIe–XVIIe siècles (≈ 1750)
Place forte en granit édifiée.
1844
État de ruine décrit
État de ruine décrit 1844 (≈ 1844)
Témoignage du Chevalier de Fréminville.
16 avril 1975
Inscription monument historique
Inscription monument historique 16 avril 1975 (≈ 1975)
Protection des ruines du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Mesléan (ruines) (cad. C 334) : inscription par arrêté du 16 avril 1975
Personnages clés
François Rivoalen - Seigneur de Mesléan
Mentionné au XVe siècle comme propriétaire.
Chevalier de Fréminville - Historien local
A décrit l’état du château en 1844.
Origine et histoire du Château de Mesléan
Le château de Mesléan, situé à 1,5 km au sud du bourg de Gouesnou (Finistère), est une ancienne place forte construite aux XVIe et XVIIe siècles. Ses vestiges, principalement la façade d’entrée flanquée de deux tours rondes, témoignent d’une architecture défensive typique de l’époque. La courtine, couverte de dalles de granit, est percée de meurtrières et fenêtres, tandis que des mâchicoulis protègent la face externe. À l’origine, le château appartenait à la famille noble de Mesléan, mentionnée dès le XVe siècle avec François Rivoalen, seigneur du lieu.
En 1844, le Chevalier de Fréminville décrivait déjà le château comme partiellement en ruine, avec des bâtiments intérieurs détruits. Aujourd’hui, seule la façade restaurée subsiste, incluant une grande et une petite porte d’entrée, une tour adjacente en ruine, et une tour latérale. L’escalier circulaire en granit de la tour d’angle, avec son pivot central, est un élément architectural remarquable. Le site, inscrit monument historique en 1975, est privé mais occasionnellement accessible.
Le château de Mesléan illustre l’évolution des fortifications bretonnes entre Renaissance et époque moderne. Sa proximité avec Brest et son état de conservation en font un témoignage rare des petites places fortes de la région. Les armoiries de la famille de Mesléan, décrites comme « d’argent, au chevron de gueules, accompagné de trois merlettes de même », rappellent son ancrage dans l’histoire locale.
Au XIXe siècle, le site était déjà perçu comme un vestige historique, malgré son déclin. Les dalles de granit de la courtine et les meurtrières suggèrent une vocation défensive marquée, tandis que les cheminées sculptées visibles à l’arrière évoquent son usage résidentiel. Aujourd’hui, son potentiel touristique est souligné par sa localisation dans une zone en expansion entre Gouesnou et Brest.