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Château de Messac à Laroquebrou dans le Cantal

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château Médiéval et Renaissance

Château de Messac

  • Bel air
  • 15150 Laroquebrou
Crédit photo : NdeFrayssinet - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
15150 Laroquebrou, Bel air

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Première mention des Messac
1478
Compromis Sermur/Messac
1480
Autorisation de construction
1598
Mariage Palach/Beauclair
1626
Abjuration de Jacquette de Cat
28 juillet 1972
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures ainsi que les six cheminées intérieures (cad. A 478) : inscription par arrêté du 28 juillet 1972

Personnages clés

Raymond de Messac - Chevalier (XIIIe siècle) Témoin d’hommages féodaux en 1262.
Amaury de Sermur - Seigneur-bâtisseur (XVe siècle) Acheva la construction en 1480.
Durand Palach - Propriétaire (XVIe siècle) Lègue Messac à sa sœur Anne.
Petre-Jean de Beauclair - Seigneur et militaire Époux d’Anne de Palach en 1598.
Jean-Baptiste de Beauclair - Seigneur (1690–?) Modernisa partiellement le château.
Marc-Antoine de Beauclair - Dernier seigneur Mort sans héritier en 1787.

Origine et histoire du Château de Messac

Le château de Messac, situé à Laroquebrou dans le Cantal, est une gentilhommière construite à la fin du XVe siècle par Amaury et Guy de Sermur, seigneurs de Glénat et Montvert. L’édifice, composé de deux ailes articulées en équerre autour d’un escalier en tourelle, représente un exemple typique de l’architecture civile cantalienne de la fin du Moyen Âge. Il comportait initialement trois niveaux, dont un grenier, mais perdit son troisième étage au XVIIIe siècle. Deux grandes cheminées de pierre par étage, encore visibles, témoignent de son prestige passé.

La seigneurie de Messac fut d’abord détenue par la famille éponyme dès le XIIIe siècle, comme en attestent les actes impliquant Raymond de Messac (1262, 1283) ou Guérin de Messac (1317). Au XVe siècle, un procès opposa Guy de Sermur aux héritiers de Rigal de Messac, aboutissant en 1478 à un compromis en faveur des Sermur. Amaury de Sermur obtint en 1480 l’autorisation de terminer la construction du château sur trois niveaux, conformément à un arbitrage seigneurial. La famille de Sermur, déjà coseigneur de Glénat et Saint-Victor, marqua durablement le domaine.

Au XVIe siècle, le château passa aux Palach par héritage, puis aux Beauclair via le mariage d’Anne de Palach avec Petre-Jean de Beauclair en 1598. Les Beauclair, famille protestante convertie au catholicisme (abjuration de Jacquette de Cat en 1626), conservèrent Messac jusqu’au XVIIIe siècle. Jean-Baptiste de Beauclair (1690–?) modernisa partiellement l’édifice, tandis que son fils Marc-Antoine, dernier seigneur, mourut sans descendance en 1787. Le château, inscrit aux Monuments Historiques en 1972, conserve aujourd’hui ses façades, toitures et six cheminées intérieures.

L’histoire de Messac reflète les alliances et conflits des familles nobles du Cantal, depuis les Messac médiévaux jusqu’aux Beauclair des Lumières. Son architecture, mêlant fonctions résidentielle et défensive, illustre l’évolution des gentilhommières auvergnates entre Moyen Âge et époque moderne. Le jardin potager, mentionné comme remarquable, complète cet ensemble patrimonial.

Les sources archivistiques (Ribier, Bouillet, Archives Départementales du Cantal) et les études récentes, comme celle de Monique de La Rocque de Séverac (2015), documentent finement les vicissitudes du domaine. Le château reste un témoin majeur de l’histoire seigneuriale locale, lié à des figures comme Durand Palach (1596) ou François de Beauclair (1688), dont les testaments éclairent la transmission du patrimoine.

Liens externes

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