Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Donjon roman et enceinte par les Bénavent.
1414
Prise par Renaud de Murat
Prise par Renaud de Murat
1414 (≈ 1414)
Conflit contre Bernard VII d’Armagnac.
1531
Transformation Renaissance
Transformation Renaissance
1531 (≈ 1531)
Corps de logis par Jean de Montamat.
16 mars 1921
Classement monument historique
Classement monument historique
16 mars 1921 (≈ 1921)
Protection officielle du château.
1942
Première vente
Première vente
1942 (≈ 1942)
Fin de la transmission familiale.
1998
Acquisition actuelle
Acquisition actuelle
1998 (≈ 1998)
Changement de propriétaires.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Messilhac : classement par arrêté du 16 mars 1921
Personnages clés
| Marguerite de Bénavent-Rodez - Héritière |
Apporta Messilhac en dot à Jean de Montamat. |
| Jean de Montamat - Seigneur et bâtisseur |
Transforma le château en 1531. |
| Renaud de Murat - Seigneur rebelle |
Prit Messilhac en 1414. |
| Famille Chapt de Rastinhac - Propriétaires influents |
Gouverneurs de Haute-Auvergne jusqu’en 1766. |
| Bertrand du Greil de la Volpilière - Dernier héritier direct |
Vendit le château en 1943. |
Origine et histoire
Le château de Messilhac, implanté sur un promontoire dominant la vallée du Goul près de Raulhac (Cantal), trouve ses origines au XIIe siècle. Il fut initialement bâti comme place forte stratégique par la famille de Bénavent, branche cadette de la maison de Rodez-Carlat. Ce site contrôlait une voie d’accès majeure vers la Haute-Auvergne, comme en témoignent les vestiges du donjon roman et de l’enceinte fortifiée flanquée de tours de défense. Le château passa par alliance aux Montamat au XIIIe siècle, puis fut profondément remanié.
Au XVe siècle, des modifications gothiques furent apportées, dont la construction de la tour Est et la surélévation du donjon Ouest, équipé de mâchicoulis. Ces aménagements reflétaient les besoins militaires de l’époque, marquée par les conflits locaux comme la révolte de Renaud de Murat contre Bernard VII d’Armagnac en 1414, au cours de laquelle Messilhac fut pris puis restitué. Les espaces intérieurs, organisés autour d’un escalier à vis défensif, comprenaient écuries, sellerie et cuisines, révélant une vie seigneuriale autarcique.
La transformation la plus marquante intervint en 1531, quand Jean de Montamat, coseigneur de Polminhac, fit ériger un corps de logis Renaissance entre les deux tours médiévales. Ce bâtiment, orné de fenêtres à meneaux, de cheminées monumentales et d’un escalier droit italien, symbolisait la paix revenue sous François Ier. Les plafonds à la française, les sculptures Renaissance (comme les colonnes fusiformes de la porte) et les échauguettes coiffées de dômes circulaires illustrent cette synthèse entre tradition défensive et confort résidentiel. Le château, classé en 1921, conserve aussi des traces d’un village disparu au pied du rocher.
La seigneurie de Messilhac resta dans la même lignée familiale jusqu’en 1942, passant des Bénavent aux Montamat, puis aux Chapt de Rastinhac (gouverneurs de Haute-Auvergne) et enfin aux du Greil de la Volpilière. Ces familles, souvent impliquées dans les guerres de Religion ou les luttes contre les Ligueurs, marquèrent l’histoire locale par leur pouvoir militaire et leur descendance prolifique. Le dernier héritier, Bertrand du Greil, vendit le château en 1943 à Richard d’Aulnay, avant qu’il ne passe à ses actuels propriétaires en 1998.
Aujourd’hui, Messilhac se distingue comme l’un des rares exemples intacts d’une demeure seigneuriale médiévale adaptée à la Renaissance. Son enceinte irrégulière, taillée dans le rocher, ses oubliettes sous les tours, et son aile nord du XVIIIe siècle (ajoutée en 1780) témoignent de son évolution architecturale. Le site, ouvert à la visite, sert aussi de décor cinématographique : il apparaît dans La Princesse de Montpensier (2010) de Bertrand Tavernier, où ses intérieurs (cuisine, salon, chambre) incarnent le faste aristocratique du XVIe siècle.
Les fouilles et restaurations limitées du XXe siècle ont préservé son authenticité. Contrairement à d’autres châteaux du Cantal, Messilhac n’a pas été restauré de manière extensive, conservant ainsi des éléments rares comme son chemin de ronde couvert ou ses corbeaux de soutien. Les pierres de l’enceinte rasée au XIXe siècle furent réemployées pour la terrasse est, tandis que les vestiges du village médiéval et des châteaux voisins (Cropières, Puechmouriez) rappellent son rôle central dans la vallée du Goul.
Devenir actuel
Le châteaux de Messilhac est ouvert à la visite. Le château accueille également vos évènements et réceptions.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture : De juin à Août
Visite sur réservation pour les groupes de juin à octobre
Tarif individuel : 7€
Réduction : Enfant de 10 à 16 ans : 5 €
Enfant <10 ans : gratuit
Contact organisation : 06 72 71 79 85