Château de Meyragues à Castelnau-de-Montmiral dans le Tarn

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Renaissance

Château de Meyragues

  • Le Bourg
  • 81140 Castelnau-de-Montmiral
Château de Meyragues
Château de Meyragues
Château de Meyragues
Château de Meyragues
Château de Meyragues
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction médiévale
1590
Acquisition par Marc de Tonnac
1686
Peinture d'une cheminée
Fin du XVIe siècle
Agrandissements Renaissance
Milieu du XVIIe siècle
Construction partie est
1961
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de Meyragues et son pigeonnier (cad. B 574) : inscription par arrêté du 10 octobre 1961

Personnages clés

Marc de Tonnac Membre de la famille de Tonnac ayant acquis le château en 1590.
Samuel de Tonnac Fils de Marc de Tonnac, il se maria en 1620 et convertit sa branche au catholicisme.
Raymond de Tonnac Fils de Samuel, il fit construire une partie du château au milieu du XVIIe siècle.
Henri-Hyppolyte de Tonnac Dernier propriétaire de la famille de Tonnac, il vendit le château en 1873.
Alan et Laurence Geddes Couple ayant racheté et restauré le château dans les années 1980.
Michel de Tonnac Généalogiste ayant étudié l'histoire de la famille de Tonnac.

Origine et histoire du Château de Meyragues

Le château de Meyragues (ou Mayragues) est un édifice fortifié de la Renaissance situé à Castelnau-de-Montmiral et inscrit aux monuments historiques le 10 octobre 1961 ; le pigeonnier qui l’accompagne est également inscrit. Le site est ancien : des tessons de poterie romaine ont été retrouvés dans les vignes et un château médiéval y avait été bâti au XIIe siècle, avant les agrandissements et embellissements de la fin du XVIe et du XVIIe siècle qui ont donné l’aspect actuel. Le bâtiment principal forme un grand rectangle composé de deux corps non liés entre eux : l’un regroupe l’escalier, plusieurs salles et une tour d’angle polygonale, l’autre, vraisemblablement plus ancien, comprend des pièces et des tourelles d’angle circulaires. Trois tours flanquent le rectangle : une ronde à un angle, une polygonale à l’angle opposé et une échauguette ronde en encorbellement, seule partie apparente en brique tandis que le reste est en pierre blanche. L’élévation comporte trois niveaux et, en surplomb, une galerie à pans de bois à colombage en croix de Saint-André formant un chemin de ronde abrité autour de l’étage supérieur. Le portail présente une anse de panier encadrée de pilastres moulurés se prolongeant au‑dessus de l’arc pour terminer par des chapiteaux ioniques ; l’entablement porte un fronton triangulaire rompu flanqué de boules et le tympan est percé d’un oculus. À l’intérieur, un large escalier en pierre traverse toute la profondeur du logis et dessert de grandes pièces aux deux premiers niveaux. Le premier étage conserve une cheminée de pierre richement sculptée, ornée de grands personnages, d’un médaillon soutenu par des anges et d’un décor abondant de feuillage, torsades et denticules ; une autre cheminée porte une peinture datée de 1686. Plusieurs pièces conservent des plafonds peints à la française, avec décors géométriques et médaillons. Près du château, le pigeonnier repose sur quatre piliers de pierre surmontés de pierres circulaires anti‑montée de rats ; sa charpente en bois présente des embouts sculptés, ses murs sont crépis et la toiture, couverte de tuiles plates, forme un clocheton. La généalogie des propriétaires a été étudiée par Michel de Tonnac à partir des archives familiales : la famille de Tonnac, l’une des plus anciennes familles protestantes du nord‑ouest du Tarn, acquit le lieu en 1590 avec Marc de Tonnac ; Samuel, son successeur, se maria en 1620 avec Antoinette de Garissoles et fit passer sa branche au catholicisme. Raymond, leur fils, prit le titre de sieur de Mayragues au milieu du XVIIe siècle et on lui attribue généralement la réalisation de la cheminée de la grande salle ainsi que la construction probable de toute la partie est du corps de logis, la partie ouest ayant vraisemblablement été élevée par son père dans la première moitié du siècle. Le château est resté dans la famille de Tonnac jusqu’à sa vente en 1873 par Henri‑Hyppolyte, ruiné par le jeu. Racheté dans les années 1980 par Alan et Laurence Geddes, il a été préservé de la ruine grâce à d’importants travaux de restauration. Le domaine abrite un domaine viticole de l’appellation Gaillac ; les vins sont produits en biodynamie depuis 1999 et les cépages exploités sont les quatre cépages historiques de Gaillac : mauzac B et lendelel B pour les blancs, duras N et braucol N pour les rouges. Le château propose par ailleurs des chambres d’hôtes avec accès au chemin de ronde.

Liens externes