Frise chronologique
XIIIe/XIVe siècle
Construction du donjon féodal
Construction du donjon féodal
XIIIe/XIVe siècle (≈ 1450)
Premières fortifications en pierre par les de Maillé.
Vers 1560
Travaux Renaissance
Travaux Renaissance
Vers 1560 (≈ 1560)
Lancés par Arthus de Maillé-Brézé, salle de jeu de paume.
1615
Élévation en marquisat
Élévation en marquisat
1615 (≈ 1615)
Jacqueline de Thévalle obtient le titre pour Brézé.
1835
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle
1835 (≈ 1835)
Logis actuel bâti, destruction de la salle de jeu.
15 décembre 2000
Classement monument historique
Classement monument historique
15 décembre 2000 (≈ 2000)
Protection des façades, chapelle, écuries et galeries.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Arthus de Maillé-Brézé - Gentilhomme ordinaire du Roi |
Initiateur des travaux Renaissance vers 1560. |
| Charles de Maillé-Brézé - Fils d’Arthus, héritier du fief |
Poursuit les aménagements au XVIIe siècle. |
| Jacqueline de Thévalle - Veuve de Charles, marquise de Brézé |
Obtient l’élévation en marquisat en 1615. |
| Urbain de Maillé - Maréchal de France, gouverneur d’Anjou |
Réside au château jusqu’à sa mort en 1650. |
| Claire-Clémence de Maillé-Brézé - Épouse du Grand Condé |
Organise des fêtes célèbres au XVIIe siècle. |
Origine et histoire
Le château de Milly-le-Meugon, implanté sur la commune de Gennes (Maine-et-Loire), est un site castral dont les origines remontent au XIIIe siècle. Les vestiges féodaux, incluant un donjon et des remparts sur motte, témoignent d’une première forteresse en bois reconstruite en pierre à la fin du XIVe ou début du XVe siècle par la famille de Maillé. Ces ruines, partiellement fouillées il y a une vingtaine d’années, révèlent aussi des galeries troglodytiques effondrées, probablement creusées à la Renaissance. Le site, situé sur une voie reliant Gennes à Doué-la-Fontaine, a connu quatre châteaux successifs, les deux premiers ayant presque entièrement disparu.
Les transformations majeures du château interviennent aux XVIe et XVIIe siècles sous l’impulsion de la famille de Maillé-Brézé. Arthus de Maillé-Brézé, gentilhomme du Roi, lance vers 1560 des travaux Renaissance, incluant une porte en appareil vermiculé, des écuries conçues pour cent chevaux, et une salle de jeu de paume, alors l’une des plus vastes de France (détruite en 1835). Son fils Charles et sa belle-fille Jacqueline de Thévalle poursuivent les aménagements, tandis qu’Urbain de Maillé, maréchal de France et gouverneur d’Anjou, en fait sa résidence jusqu’à sa mort en 1650. La chapelle seigneuriale médiévale, les « galleries » peintes du XVIe siècle, et les écuries du XVIIe siècle subsistent parmi les éléments protégés.
Le château actuel, partiellement reconstruit vers 1835 sur les fondations des édifices antérieurs, intègre un logis de style italien et une grille d’honneur du XIXe siècle. Malgré des destructions partielles (notamment pendant la Révolution française, où il aurait servi de carrière de pierres) et des modifications architecturales jusqu’au XXe siècle, le site conserve des traces de ses phases successives. Classé monument historique en 2000, il comprend des façades des XVIe et XIXe siècles, un mur d’enceinte avec portail Renaissance, et un terrain d’assiette couvrant l’ensemble castral. Aujourd’hui propriété privée et communale, il reste habité tout en portant les stigmates de son histoire mouvementée.