Frise chronologique
XIIe siècle
Construction du château
Construction du château
XIIe siècle (≈ 1250)
Place forte édifiée pour surveiller les cols.
XIIIe siècle
Période d'activité militaire
Période d'activité militaire
XIIIe siècle (≈ 1350)
Garnison et coordination avec la Garde.
XIVe siècle
Abandon du site
Abandon du site
XIVe siècle (≈ 1450)
Dû à son accès difficile.
11 décembre 1995
Protection au titre MH
Protection au titre MH
11 décembre 1995 (≈ 1995)
Inscription des ruines comme monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (cad. Seix B 831 ; Oust X 805 ; Ustou A 81) : inscription par arrêté du 11 décembre 1995
Personnages clés
| Roger de Balaguer - Seigneur de la Taule et Seix |
Affilié aux barons d’Aspet, allié du comte. |
| Odon de Taurignan - Seigneur de la Taule et Seix |
Chevalier indépendant du vicomte de Couserans. |
| Louis de Froidour - Grand-maître des eaux et forêts |
Décrit les signaux en 1667. |
Origine et histoire
Le château de Mirabat est un château fort en ruines situé dans le Haut-Salat, en Ariège, à la frontière des communes de Seix, Oust et Ustou. Construit au XIIe siècle, il était implanté à 1242 mètres d’altitude sur un piton rocheux, offrant une vue stratégique sur les cols pyrénéens de Salau, Aula et Marterat. Son nom, mire en bas, reflète sa fonction d’observation, renforcée par un système de signaux lumineux ou fumigènes pour alerter les populations.
Ce château médiéval, dépendant des seigneurs de Comminges, abritait une garnison au XIIe et XIIIe siècles. Il était coordonné avec le château de la Garde pour contrôler les invasions venues des crêtes pyrénéennes. Accessible principalement depuis Seix, il était probablement lié à la seigneurie de la Taule, un hameau dont le nom évoque un ancien péage sur les chemins transfrontaliers. Les seigneurs locaux, comme Roger de Balaguer et Odon de Taurignan, dépendaient des barons d’Aspet, alliés du comte de Comminges.
Abandonné dès le XIVe siècle en raison de son accès difficile, le château fut mentionné en 1667 par Louis de Froidour, grand-maître des eaux et forêts de Louis XIV, qui décrivit son système de signaux. Ses vestiges, réduits à une enceinte sans tourelles, furent construits avec des pierres extraites sur place, dont du marbre blanc. Les ruines sont protégées depuis 1995 au titre des monuments historiques.
Aujourd’hui, le site n’est accessible qu’à pied après une randonnée, offrant des panoramas remarquables sur les Pyrénées. Son dispositif défensif, associé à celui du château de la Garde, est considéré comme une rareté architecturale pour l’époque médiévale. Les carrières locales et l’utilisation de marbre blanc soulignent l’adaptation des constructeurs aux ressources disponibles.
Le château de Mirabat illustre l’importance stratégique des cols pyrénéens au Moyen Âge, où les seigneurs locaux devaient surveiller les passages tout en gérant les relations avec les vicomtes de Couserans et les comtes de Comminges. Son déclin précoce reflète les défis logistiques posés par son emplacement isolé, malgré son rôle clé dans la défense régionale.