Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification du donjon et des défenses.
XVIe siècle
Agrandissement Renaissance
Agrandissement Renaissance XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout de fenêtres à meneaux et peintures.
Années 1790
Condamnation et vente révolutionnaire
Condamnation et vente révolutionnaire Années 1790 (≈ 1790)
Château vendu, début de ruine.
1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1984 (≈ 1984)
Protection des bâtiments et décors intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deux bâtiments du château, y compris les peintures murales et la cour ; bâtiments de la ferme ; bâtiments du cors de garde ; vestiges de l'enceinte extérieure avec les salles en sous-sol (cad. C 285) : inscription par arrêté du 17 avril 1984
Personnages clés
Famille de Malbosc de Miral - Propriétaires et mécènes
Agrandit le château aux XVIe-XVIIe siècles.
Origine et histoire du Château de Miral
Le château de Miral, situé à Bédouès en Lozère, est un édifice dont les origines remontent au XIIIe siècle. Implanté au cœur des Cévennes, dans l’ancienne province du Gévaudan, il surplombe le confluent entre la rivière de Rûnes et le Tarn, offrant une position stratégique visible depuis la route départementale 998. Ce site défensif, marqué par une double enceinte et un donjon carré flanqué d’une tour ronde, illustre l’architecture militaire des XIIIe et XIVe siècles, tout en intégrant des aménagements liés à l’exploitation minière locale, notamment des mines d’argent voisines.
Au XVIe siècle, la famille de Malbosc de Miral transforme profondément le château, y ajoutant des éléments Renaissance comme des fenêtres à meneaux et des peintures murales dans la chapelle et le bâtiment ouest. Ces embellissements reflètent le statut seigneurial du lieu, mêlant fonction défensive et résidence aristocratique. Le château conserve ainsi des décors sculptés et peints rares pour la région, témoignages de son importance historique et sociale.
La Révolution française marque un tournant pour Miral : la famille propriétaire, succédant aux Malbosc, est condamnée à mort, et le château, vendu, tombe en ruines. Ce n’est qu’au début des années 1980 qu’une initiative privée permet sa restauration partielle. Depuis 1984, deux bâtiments du château (avec leurs peintures murales et leur cour), ainsi que des vestiges de l’enceinte extérieure et des salles en sous-sol, sont protégés par une inscription aux Monuments Historiques. Le site reste un exemple emblématique du patrimoine cévenol, alliant histoire médiévale et héritage Renaissance.
Le château de Miral est également lié aux troubles et guerres ayant marqué le Gévaudan pendant cinq siècles. Son rôle de seigneurie locale, combiné à son architecture défensive et ses décors intérieurs, en fait un monument clé pour comprendre l’évolution des pouvoirs féodaux et des dynamiques régionales en Occitanie. Aujourd’hui, bien que partiellement restauré, il attire l’attention pour son histoire mouvementée et son intégration dans le paysage cévenol.