Première mention écrite 1294 (≈ 1294)
Vente de la maison de Moques à Gibaut de Saint-Vérain.
1er quart XVIIe siècle
Reconstruction du château
Reconstruction du château 1er quart XVIIe siècle (≈ 1725)
Édifice actuel bâti sur des fondations du XVe siècle.
1800-1899
Propriété des Baucheron de Boissoudy
Propriété des Baucheron de Boissoudy 1800-1899 (≈ 1850)
Période d’appartenance à cette famille noble.
29 décembre 1987
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 29 décembre 1987 (≈ 1987)
Protection des façades, toitures et colombier.
2007
Restauration majeure
Restauration majeure 2007 (≈ 2007)
Travaux de préservation du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château ; colombier (cad. ZB 3) : inscription par arrêté du 29 décembre 1987
Personnages clés
Gibaut de Saint-Vérain - Acquéreur en 1294
Acheta la maison de Moques, première mention.
Famille Baucheron de Boissoudy - Propriétaire au XIXe siècle
Détint le château comme résidence familiale.
Origine et histoire du Château de Mocques
Le château de Mocques est une ancienne demeure seigneuriale dont la première mention remonte à 1294, lors de la vente de la maison de Moques à Gibaut de Saint-Vérain. Bien que ses origines médiévales soient attestées, l’édifice actuel date principalement du 1er quart du XVIIe siècle, période à laquelle il fut reconstruit après une structure initiale du XVe siècle. Il illustre l’architecture résidentielle aristocratique de l’époque moderne, marquée par des formes géométriques et une intégration paysagère soignée, avec ses terrasses descendant vers la route et son colombier caractéristique.
Au XIXe siècle, le château devint la propriété de la famille Baucheron de Boissoudy, témoignant de son ancrage dans l’histoire locale comme symbole de pouvoir seigneurial puis de patrimoine familial. Le domaine, autrefois lié à l’abbaye Saint-Laurent-lès-Cosne, comprenait également un moulin, soulignant son rôle économique dans la région viticole du Pouilly-fumé. En 1987, ses façades, toitures et colombier furent inscrits aux monuments historiques, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
Situé à mi-pente d’un plateau dominant la vallée du Nohain, le château se distingue par son plan carré de 25 mètres de côté, entouré de murs et de vignes. Les travaux de restauration menés en 2007 ont permis de préserver son cachet historique, tout en l’inscrivant dans le paysage culturel de la Nièvre. Son colombier, élément protégé, rappelle les pratiques agricoles et seigneuriales d’Ancien Régime, tandis que sa proximité avec le moulin de Mocques évoque l’organisation économique des grands domaines ecclésiastiques ou laïcs.