Création de la seigneurie 1308 (≈ 1308)
Philippe le Bel attribue Moissaguel à Arnaud de Durfort.
XIVe siècle (2e moitié)
Prise anglaise
Prise anglaise XIVe siècle (2e moitié) (≈ 1450)
Siège de cinq ans, occupation par des routiers.
début XVe siècle
Destruction du château
Destruction du château début XVe siècle (≈ 1504)
Rasé, ruines utilisées par l’abbaye.
5 octobre 1982
Protection monument historique
Protection monument historique 5 octobre 1982 (≈ 1982)
Inscription des ruines au titre MH.
1983
Effondrement des dernières tours
Effondrement des dernières tours 1983 (≈ 1983)
Disparition des vestiges majeurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Moissaguel (ruines) (cad. A 362) : inscription par arrêté du 5 octobre 1982
Personnages clés
Philippe le Bel - Roi de France
Créa la seigneurie en 1308.
Arnaud de Durfort - Premier seigneur de Moissaguel
Bénéficiaire de la seigneurie en 1308.
Lesclop - Chef des routiers anglais
Commanda la garnison pendant vingt ans.
Origine et histoire
Le château de Moissaguel, situé à Touffailles, fut construit au XIVe siècle à un emplacement stratégique entre le Quercy et l'Agenais. Ce positionnement lui conférait un rôle militaire décisif lors des conflits régionaux. La seigneurie de Moissaguel fut créée en 1308 par Philippe le Bel, qui l’attribua à Arnaud de Durfort. Le château devint par la suite une possession anglaise après un siège de cinq ans, abritant une garnison de routiers commandée par un certain Lesclop, qui ravagea la région pendant vingt ans.
Selon les sources, le château aurait été rasé au début du XVe siècle, puis ses ruines furent récupérées par l’abbaye de Saint-Maurin, qui les utilisa comme grenier. Les vestiges, incluant des fossés, des murailles partiellement démantelées (leurs pierres servant à construire les maisons voisines) et des salles voûtées sur croisées d’ogives, témoignent de son architecture médiévale. Deux tours subsistaient encore au moment de sa protection en 1982, mais l’une s’effondra peu après, et les dernières ruines disparurent en 1983. La carte de Cassini le mentionne déjà en ruines, confirmant son déclin précoce.
Le site, classé monument historique en 1982, se caractérise par des fossés délimitant son emprise et des vestiges de murailles sur une colline boisée. Les éléments architecturaux notables incluaient une voûte en coupole au troisième étage, reposant sur un linteau. Aujourd’hui, il ne reste que des traces archéologiques, rappelant son importance passée comme place forte entre deux territoires rivaux.