Origine et histoire du Château de Monbouan
Le château de Monbouan, construit en 1771 par l’architecte rennais Pierre-Joachim Besnard, est un exemple d’architecture Louis XV en Bretagne. Il se compose d’un corps de logis central à sept travées, flanqué de deux pavillons (chapelle à l’est, bibliothèque à l’ouest), avec un fronton sculpté. Le toit, initialement percé d’œils-de-bœuf, fut modifié au XIXe siècle par des lucarnes, puis restauré sans les remettre dans les années 1970. Le hall d’entrée est orné de peintures inspirées des cartons de Boucher, et une cheminée porte les armes des de Châteaurenault.
Le domaine s’étend sur 64,3 hectares, incluant un parc à la française, des douves, un étang, un verger, et des dépendances (colombier, lavoir, maison du jardinier). Classé site naturel en 1963 et monument historique en 2000, il appartenait historiquement à la famille Hay des Nétumières, qui le conserva malgré la Révolution. Au XIXe siècle, l’architecte Martenot redistribua les pièces et doubla les pavillons en profondeur. Le château passa ensuite à l’horloger Richard Mille au XXIe siècle.
Un manoir précédait le château actuel, détruit par un incendie. Le domaine relevait de la baronnie de Vitré et possédait un droit de haute justice. Les jardins, redessinés au XIXe siècle par Gillet, sont clos de grilles et de murs surmontés de vases. La cour verte en terrasse, avec sa niche à chien, et les communs du XVIIIe siècle (excluant les ajouts du XIXe) sont protégés. La ferme du Petit Monbouan, construite vers 1910-1911, complète l’ensemble.
Geoffroy des Nétumières y mourut en 1907 lors d’un accident de chasse dans le parc. La famille quitta le château à la fin du XIXe siècle pour celui de la Montagne à Visseiche. Les éléments protégés incluent le logis, les douves, l’étang, le verger, et les façades des communs, de la maison du jardinier, du colombier et du lavoir.