Frise chronologique
1648
Construction initiale
Construction initiale
1648 (≈ 1648)
Pavillon et chapelle bâtis par Philippe Moisson.
1710
Héritage Lamartine
Héritage Lamartine
1710 (≈ 1710)
Françoise Albert, veuve de Jean-Baptiste de Lamartine, hérite.
1834
Légs à Alphonse de Lamartine
Légs à Alphonse de Lamartine
1834 (≈ 1834)
Le poète hérite et agrandit le domaine.
1869
Vente du château
Vente du château
1869 (≈ 1869)
Vendu pour régler les dettes de Lamartine.
1936
Classement du salon de verdure
Classement du salon de verdure
1936 (≈ 1936)
Site inscrit à l’inventaire.
1941
Inscription du château
Inscription du château
1941 (≈ 1941)
Monument historique protégé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Monceau : inscription par arrêté du 1er octobre 1941
Personnages clés
| Philippe Moisson - Propriétaire engagiste |
Fonde le pavillon et la chapelle en 1648. |
| Françoise Albert - Héritière |
Transmet le domaine aux Lamartine en 1710. |
| Alphonse de Lamartine - Poète et propriétaire |
Y écrit *Jocelyn* et reçoit des écrivains. |
| George Sand - Écrivaine invitée |
Séjournait parmi les hôtes littéraires. |
| Honoré de Balzac - Romancier invité |
Fréquentait Lamartine au château. |
Origine et histoire
Le château de Monceau, implanté à Prissé en Saône-et-Loire, trouve ses origines en 1648 lorsque Philippe Moisson, propriétaire engagiste, y fait construire un pavillon et fonde une chapelle. Ce domaine, initialement modeste, passe entre les mains de la famille Albert à la fin du XVIIe siècle. En 1710, il est hérité par Françoise Albert, veuve de Jean-Baptiste de Lamartine, marquant le début d’une longue association avec cette famille littéraire.
Au XVIIIe siècle, les Lamartine transforment profondément la demeure, ajoutant notamment un salon de verdure dans le parc. Le poète Alphonse de Lamartine, héritier du domaine en 1834, y séjournera longuement après la mort de sa fille Julia. Il y reçoit des figures majeures comme George Sand, Balzac ou Dumas, et y rédige des œuvres telles que Le Voyage en Orient et Jocelyn. Le château devient un lieu de création et d’échanges intellectuels, avant d’être vendu en 1869 pour régler les dettes de sa succession.
Architecturalement, le château présente un plan en U hétéroclite, mêlant un corps de logis du XVIIe siècle à des ajouts ultérieurs, dont une galerie fermée et une chapelle au fronton brisé. Le salon de verdure, classé dès 1936, et l’ensemble du château, inscrit en 1941, témoignent de son importance patrimoniale. Aujourd’hui propriété de l’association Frédéric Ozanam, il accueille des séjours pour personnes âgées, perpétuant sa vocation d’accueil.
Le domaine illustre l’évolution des résidences aristocratiques en Bourgogne, passant d’un pavillon seigneurial à une demeure littéraire, puis à un lieu de mémoire et de solidarité. Son histoire reflète les transformations sociales et culturelles de la région, des temps modernes à l’époque contemporaine.