Château de Monceau à Prissé en Saône-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Classique

Château de Monceau

  • Montée de Montceau
  • 71960 Prissé
Château de Monceau
Château de Monceau
Crédit photo : PHILDIC - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1648
Construction du pavillon
1710
Héritage par Françoise Albert
Seconde moitié du XVIIe siècle
Passage à la famille Albert
1834
Legs à Alphonse de Lamartine
XIXe siècle
Transformations par les Lamartine
1869
Vente du domaine
10 octobre 1936
Inscription du salon de verdure
1er octobre 1941
Inscription à l'inventaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de Monceau : inscription par arrêté du 1er octobre 1941

Personnages clés

Philippe Moisson Propriétaire engagiste ayant fait bâtir le pavillon initial.
Pierre Albert Membre de la famille Albert ayant obtenu l'autorisation d'éloigner le chemin.
Françoise Albert Veuve de Jean-Baptiste de Lamartine, héritière de la propriété.
Alphonse de Lamartine Poète ayant hérité et agrandi le domaine, y recevant des personnalités littéraires.
George Sand Personnalité littéraire ayant séjourné au château.
Honoré de Balzac Personnalité littéraire ayant séjourné au château.
Alexandre Dumas Personnalité littéraire ayant séjourné au château.
Eugène Sue Personnalité littéraire ayant séjourné au château.

Origine et histoire du Château de Monceau

Le château de Monceau est situé à flanc de pente dans la commune de Prissé, en Saône-et-Loire. En 1648, Philippe Moisson, propriétaire engagiste d'une terre issue de la châtellenie de Prissé, fit bâtir un pavillon et fonda une chapelle. Durant la seconde moitié du XVIIe siècle, le domaine passa à la famille Albert; Pierre Albert obtint l'autorisation d'éloigner le chemin qui longeait les bâtiments. En 1710, Françoise Albert, veuve de Jean-Baptiste de Lamartine, hérita de la propriété. Aux XVIIIe et XIXe siècles, les Lamartine transformèrent la demeure et lui ajoutèrent notamment un salon de verdure. En 1834, le poète Alphonse de Lamartine reçut le domaine en legs de sa tante Anne-Charlotte et l'agrandit. Ayant enterré sa fille Julia à Saint-Point, il s'installa à Monceau et y fit de longs séjours, recevant des personnalités telles que George Sand, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas et Eugène Sue. Dans un petit pavillon au milieu des vignes, encore conservé, il rédigea Le Voyage en Orient et travailla à l'Histoire des Girondins et à Jocelyn. Après le décès du poète, son héritière vendit le domaine en 1869 à la famille Virey de Mâcon pour acquitter les dettes de succession. Plus récemment, le château est devenu la propriété de l'association Frédéric Ozanam et sert comme maison de vacances pour des personnes âgées, notamment en été. Le château se présente en U autour d'un corps de logis principal flanqué de deux ailes en retour d'équerre, l'ensemble ayant un aspect hétéroclite. L'élément le plus ancien est le corps central, surmonté de hautes toitures à croupes, flanqué de deux ailes légèrement avancées sur la façade sud et décoré aux angles de pilastres corniers doriques d'ordre colossal. Ces ailes encadrent un degré à double volée parallèle qui donne accès au rez-de-chaussée surélevé. Au nord, des communs à toits de tuiles creuses formaient une cour ouverte; ils ont été reliés au château primitif par des constructions à toits plats qui enveloppent les ailes. Une galerie fermée plaquée contre la façade relie ces constructions et un avant-corps à trois pans est desservi par un escalier à double montée convergente. Les parties nord, qui paraissent datées du XVIIIe siècle, englobent au nord-ouest une chapelle dont la porte est couronnée d'un petit fronton brisé. Dans l'aile est, une salle de spectacle créée par le grand-père de Lamartine n'a conservé que des traces de son estrade et a été transformée en logements. Dans le parc subsiste le salon de verdure, inscrit comme site le 10 octobre 1936, et le château est inscrit à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 1er octobre 1941.

Liens externes