Frise chronologique
vers 1040
Construction initiale
Construction initiale
vers 1040 (≈ 1040)
Forteresse édifiée par Foulques Nerra, comte d’Anjou.
1372
Reprise par Du Guesclin
Reprise par Du Guesclin
1372 (≈ 1372)
Libération après occupation anglaise pendant la guerre de Cent Ans.
3 octobre 1569
Bataille de Moncontour
Bataille de Moncontour
3 octobre 1569 (≈ 1569)
Victoire catholique sur les protestants (17 000 morts).
1877
Classement du donjon
Classement du donjon
1877 (≈ 1877)
Monument historique, protection nationale.
1973
Fusion communale
Fusion communale
1973 (≈ 1973)
Intégration de Messais, Ouzilly-Vignolles et Saint-Chartres.
1995
Inscription des vestiges
Inscription des vestiges
1995 (≈ 1995)
Château et église protégés comme monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Foulques Nerra - Comte d’Anjou (987–1040) |
Fondateur de la forteresse vers 1040. |
| Du Guesclin - Connétable de France |
Reprit Moncontour aux Anglais en 1372. |
| Henri III (duc d’Anjou) - Futur roi de France |
Menait les catholiques en 1569. |
| Honoré de Balzac - Écrivain |
Visita Moncontour en 1846 pour acheter le château. |
| Geoffroy II de Lusignan - Seigneur de Moncontour (XIIIe) |
Héritier des terres via Bourgogne de Rancon. |
| Charles (futur Charlemagne) - Roi des Francs |
Victoire en 769 contre Hunold d’Aquitaine. |
Origine et histoire
Le château de Moncontour, édifié vers 1040 par Foulques Nerra (comte d’Anjou), est une forteresse stratégique à la frontière de l’Anjou et du Poitou. Son donjon, remanié aux XIIe et XVe siècles, domine la cité et la vallée de la Dive. Classé monument historique en 1877, il conserve des éléments défensifs comme des mâchicoulis et des meurtrières. Une légende l’attribue à la fée Mélusine, construite en un jour.
La forteresse joue un rôle clé lors de conflits majeurs : reprise par Du Guesclin en 1372 après une occupation anglaise, elle est aussi le théâtre de la bataille de Moncontour en 1569, où les catholiques du duc d’Anjou (futur Henri III) écrasent les protestants de Coligny, laissant 17 000 morts. La plaine voisine, « La vallée Rouget », en garde la mémoire.
Moncontour, baronnie dépendant de la sénéchaussée de Saumur sous l’Ancien Régime, passe entre les mains de familles nobles comme les Lusignan, les Craon ou les Chabot. Au XIXe siècle, Honoré de Balzac s’y intéresse pour l’achat du château. Aujourd’hui, le donjon restauré offre une vue panoramique, tandis que les vestiges du château et de l’église sont inscrits depuis 1995.
La commune, marquée par son patrimoine médiéval, abrite aussi des lavoirs rénovés, une base de loisirs autour d’un lac de 10 hectares, et des sentiers pédestres. Son histoire reflète les luttes féodales, religieuses et révolutionnaires, avec un changement de nom en Montagne-sur-Dive sous la Terreur.
L’économie locale, autrefois agricole (céréales, élevage caprin), s’oriente aujourd’hui vers le tourisme et la préservation du patrimoine naturel. Les espaces autour de la Dive, classés ZNIEFF, abritent une biodiversité remarquable, tandis que le musée Logis Terra Villa valorise les constructions en terre crue, typiques de la région.
Les églises romanes de Moncontour (Notre-Dame, Saint-Nicolas) et des communes associées (Messais, Saint-Chartres) complètent ce patrimoine, avec des croix hosannières et des sarcophages médiévaux. La cité, proche du parc naturel Loire-Anjou-Touraine, allie histoire et cadre naturel préservé.