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Château de Mons en Haute-Loire

Château de Mons

    2 Chemin des Gardes
    43000 au Puy-en-Velay
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1299
Première mention du château
1589-1596
Guerres de Religion
1634-1635
Vente à Hugues Spert
1683
Incendie du château
1839
Acquisition par les jésuites
1995
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château avec son parc (à l'exclusion de l'aile sud rajoutée) , y compris la chapelle, l'exèdre et l'oratoire du parc, et les pièces suivantes avec leur décor : cuisine, salle à manger lambrissée, salle du donjon avec leurs cheminées (cad. BD 93 à 96) : inscription par arrêté du 19 décembre 1995

Personnages clés

Armand de Polignac - Vicomte de Polignac Donne le château à son médecin en 1331.
Antoine II de La Tour Saint-Vidal - Seigneur et ligueur Propriétaire pendant les guerres de Religion.
Hugues Spert - Propriétaire au XVIIe siècle Victime d’une tentative d’enlèvement de sa fille.
Marie Isabeau Spert - Fille de Hugues Spert Cible d’un enlèvement avorté en 1651.
André Bouler - Artiste du XXe siècle Auteur présumé des fresques intérieures.
Mme Soleilhant - Propriétaire en 1995 Permet l’inscription aux Monuments Historiques.

Origine et histoire

Le château de Mons, mentionné dès 1299 sous le nom de « Montz », appartenait initialement à la famille de Polignac, l’une des plus influentes du Velay. En 1331, Armand de Polignac en fit don à son médecin, Jean de Murs, qui le revendit en 1342 à Gilbert de Saint-Germain Laprade. Peu d’informations subsistent sur cette période avant le XVIe siècle, où le château devint une possession stratégique de la famille de La Tour Saint-Vidal, notamment sous Antoine II, figure majeure des guerres de Religion en Velay.

Au début du XVIIe siècle, le château fut vendu à Hugues Spert après l’incendie de son propre château de Volhac par les troupes du duc de Ventadour. En 1650, après sa mort, le château fut la cible d’une tentative d’enlèvement de sa fille, Marie Isabeau Spert, par Charles de Molette. Un siècle plus tard, en 1759, le château devint une maison de repos pour le grand séminaire du Puy, avant d’être confisqué pendant la Révolution.

En 1839, les jésuites acquirent le château et y réalisèrent d’importants aménagements entre 1840 et 1842, incluant une chapelle et la transformation d’un colombier en oratoire marial. Expulsés en 1880, ils revinrent en 1919 pour des séjours estivaux. Au XXe siècle, le château changea plusieurs fois de mains, dont les Pères Blancs de Vals et le Pensionnat Notre-Dame de France, avant d’être inscrit aux monuments historiques en 1995 grâce à l’intervention de Mme Soleilhant et de l’Association de Sauvegarde du Château de Mons.

L’architecture du château reflète ses multiples transformations : une tour principale du XVe siècle, des réaménagements au XVIe siècle, un portail et un oratoire du XVIIIe siècle, ainsi que des ajouts jésuites au XIXe siècle, comme une aile de dortoirs et une galerie. Un incendie en 1683 dévaste partiellement l’édifice, tandis que des fresques attribuées à André Bouler ornent l’intérieur au XXe siècle. Son rôle stratégique pendant les guerres de Religion et son usage religieux ultérieur en font un témoin clé de l’histoire locale.

Le contexte historique du Velay, marqué par les rivalités entre les familles nobles (Polignac, La Tour Saint-Vidal) et les évêques du Puy, ainsi que par les guerres de Religion, explique l’importance militaire et symbolique du château. Les jésuites y développèrent une activité missionnaire intense, catéchisant les paroisses environnantes jusqu’au début du XXe siècle. Aujourd’hui, le château, partiellement protégé, incarne ce patrimoine à la fois seigneurial et religieux.

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