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Château de Montausier à Baignes-Sainte-Radegonde en Charente

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style troubadour

Château de Montausier

  • Le Bourg
  • 16360 Baignes-Sainte-Radegonde
16360 Baignes Sainte Radegonde, Le Bourg

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Xe siècle
Siège d'une viguerie
1320
Passage aux Sainte-Maure
1487
Rebâtissement du château
1644
Élevation en marquisat
1665
Création du duché-pairie
1793
Destruction du château
1871-1879
Construction du manoir Michon
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Charles de Sainte-Maure (1610-1690) - Duc de Montausier Gouverneur du Grand Dauphin, né au château
Léon de Sainte-Maure - Seigneur de Montausier (XVe s.) Rebâtit le château après 1487
Jean-Hippolyte Michon (1806-1881) - Abbé et graphologue Constructeur du manoir adjacent
Marguerite de Châteaubriand - Mère du duc de Montausier Inscrite sur la Font-Madame (XVIIe s.)

Origine et histoire du Château de Montausier

Le château de Montausier, situé dans l’actuelle commune de Baignes-Sainte-Radegonde (Charente), était à l’origine un château fort attestée dès le Xe siècle sous les comtes d’Angoulême. Érigé en baronnie au XIVe siècle, il devint la propriété des Sainte-Maure, famille influente qui le transforma en marquisat (1644), puis en duché-pairie (1665). Charles de Sainte-Maure, duc de Montausier et gouverneur du Grand Dauphin, y naquit en 1610. Le domaine, confisqué pendant la Révolution, fut détruit en 1793, ne laissant qu’une tour ovale du XVe siècle et une fontaine voûtée, la Font-Madame.

La tour subsistante, à lângle du château disparus, présente des mâchicoulis et deux excroissances abritant des escaliers en vis. Un inventaire de 1671 mentionne un « logis neuf » et des tours secondaires, mais le duc résidait surtout au château de Rambouillet. Les vestiges incluent aussi des douves et les traces d’une chapelle médiévale dédiée à la Vierge, liée à des croyances populaires (eaux thérapeutiques ou vœux de mariage).

À proximité, l’abbé Jean-Hippolyte Michon, pionnier de la graphologie, fit construire entre 1871 et 1879 un manoir de style mauresque, souvent confondu avec l’ancien château. Ce manoir de l’abbé Michon, orné de sculptures inspirées de l’Orient et de devises latines, réutilise les fondations de deux tours médiévales. Michon, surnommé « l’ermite de Montausier », y vécut jusqu’à sa mort en 1881. Le site, marqué par l’histoire féodale et les transformations du XIXe siècle, illustre l’évolution d’un domaine seigneurial en patrimoine local.

Le fief de Montausier, enclave de l’Angoumois en Saintonge, regroupait une dizaine de paroisses sous l’autorité des Sainte-Maure, qui y exerçaient la haute justice. Léon de Sainte-Maure obtint en 1487 l’autorisation de fortifier le château, détruit par les Anglais. Le duché-pairie, l’un des trois de la province avec Villebois-Lavalette et La Rochefoucauld, symbolisait le pouvoir des gouverneurs militaires de Saintonge et d’Angoumois. Après 1793, la paroisse de Sainte-Radegonde fut rattachée à Baignes, formant Baignes-Sainte-Radegonde.

L’allée centrale du château, dite allée de Mail, fut intégrée au XIXe siècle à une route départementale. La Font-Madame, associée à Marguerite de Châteaubriand (mère du duc), porte une inscription partiellement effacée du XVIIe siècle. Les douves, visibles au nord-ouest, et les vestiges de la chapelle rappellent l’importance religieuse et stratégique du site. Le plan original du château, conservé en mains privées, révèle une structure rectangulaire flanquée de tours rondes à mâchicoulis, typique de l’architecture défensive Renaissance.

Liens externes

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