Frise chronologique
1223
Cession à Déodat de Barasc
Cession à Déodat de Barasc
1223 (≈ 1223)
Bertrand de Gourdon cède le fief.
1315-1317
Échanges avec le roi
Échanges avec le roi
1315-1317 (≈ 1316)
Parts acquises par la couronne.
1342
Réunification par les Cardaillac
Réunification par les Cardaillac
1342 (≈ 1342)
Mariage d’Isabelle de Montal.
1362
Prise par les routiers
Prise par les routiers
1362 (≈ 1362)
Guerre de Cent Ans.
1396
Libération par Armagnac
Libération par Armagnac
1396 (≈ 1396)
Fin de l’occupation anglaise.
1578
Incendie du château
Incendie du château
1578 (≈ 1578)
Guerres de Religion.
1616
Vente à Jacques de Laurency
Vente à Jacques de Laurency
1616 (≈ 1616)
Nouveaux propriétaires.
1681
Érection en marquisat
Érection en marquisat
1681 (≈ 1681)
Par lettres patentes.
1798
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1798 (≈ 1798)
Conséquence de la Révolution.
1984
Classement monument historique
Classement monument historique
1984 (≈ 1984)
Protection patrimoniale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (ruines) (cad. B 158, 159, 164, 1046) : classement par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
| Bertrand de Gourdon - Seigneur initial |
Cède le fief en 1223. |
| Déodat de Barasc - Seigneur de Béduer |
Premier propriétaire connu en 1223. |
| Marquès II de Cardaillac-Brengues - Unificateur de la seigneurie |
Réunit le château en 1342. |
| Raymond de Sort - Chef de routiers |
Prit le château en 1362. |
| Jean Louis de Laurency - Marquis de Montbrun |
Élève la seigneurie en 1681. |
| Famille Jammes - Derniers propriétaires privés |
Possède le château jusqu'en 1965. |
| Marques II de Cardaillac-Brengues - Seigneur réunificateur |
Rassemble la seigneurie en 1342. |
| Marguerite de Cardaillac-Brengues - Héritière du XVIe siècle |
Épouse François de Suzanne. |
| Jacques de Laurency - Acquéreur en 1616 |
Conseiller du roi. |
Origine et histoire
Le château de Montbrun, situé dans le département du Lot, appartient initialement à la famille de Gourdon avant d’être cédé en 1223 à Déodat de Barasc, seigneur de Béduer. À sa mort en 1231, le fief est transmis à son fils Déodat II, puis fragmenté entre ses héritiers, dont les Arpajon et les Cardaillac. En 1315 et 1317, des échanges avec le roi de France permettent à ce dernier d’acquérir des parts du château, avant qu’il ne soit finalement réunifié par la famille Cardaillac-Brengues au milieu du XIVe siècle.
Pendant la guerre de Cent Ans, le château est pris en 1362 par des routiers au service des Anglais, puis libéré en 1396 par le comte d’Armagnac. Ravagé par un incendie en 1578 durant les guerres de Religion, il est relevé de ses ruines avant d’être vendu en 1616 à Jacques de Laurency. Ce dernier et ses descendants, dont Jean Louis de Laurency, transforment la seigneurie en marquisat en 1681 et aménagent le site avec une terrasse offrant une vue sur la vallée du Lot.
À la Révolution, le château est confisqué comme bien national et vendu en 1798. Acquis par la famille Jammes, il reste entre leurs mains jusqu’en 1965 sans entretien significatif. Classé monument historique en 1984, il témoigne aujourd’hui d’une histoire mouvementée, marquée par des changements de propriétaires, des conflits armés et des transformations architecturales liées à son rôle stratégique dans le Quercy.
Les sources historiques mentionnent également des alliances matrimoniales clés, comme celle d’Isabelle de Montal avec Marques II de Cardaillac-Brengues en 1342, qui permit à cette famille de réunir l’ensemble de la seigneurie. Les archives soulignent aussi le rôle des seigneurs locaux dans les guerres de Religion, avec des figures comme Marguerite de Cardaillac-Brengues, héritière du domaine au XVIe siècle.
Le château, abandonné par la famille de La Prune au profit de leur résidence de Salvagnac-Cajarc, tombe en désuétude avant sa protection patrimoniale. Son architecture reflète les aménagements successifs, notamment la terrasse sud créée par les Laurency, offrant une perspective sur le cirque du Saut de la Mounine. Les références bibliographiques citent des ouvrages locaux et des dénombrements médiévaux pour étayer son histoire.