Château de Montbrun dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Montbrun

  • 158-1046 Montbrun
  • 46160 Montbrun
Château de Montbrun
Château de Montbrun
Crédit photo : Michel Chanaud - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
1223
Cession du fief
1231
Déodat de Barasc meurt
XIIe siècle
Construction initiale
1271
Déodat II meurt
1315
Échange avec le roi de France
XIIIe siècle
Changements de propriété
XVIIe siècle
Élévation en marquisat
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (ruines) (cad. B 158, 159, 164, 1046) : classement par arrêté du 28 décembre 1984

Personnages clés

Bertrand de Gourdon Propriétaire initial ayant cédé le fief en 1223.
Dorde ou Déodat de Barasc Premier propriétaire du fief
Déodat II Fils de Déodat de Barasc
Déodat III Fils de Déodat II
Béranger d'Arpajon Échangea une partie des biens avec le roi de France en 1315.
Déodat de Barasc Seigneur de Béduer ayant acquis le fief en 1223.
Isabelle de Montal Son mariage avec Marquès II de Cardaillac-Brengues réunifia la seigneurie en 1342.
Marguerite de Cardaillac-Brengues Héritière de la seigneurie, mariée à François de Suzanne.
Jacques de Laurency Acquéreur de la seigneurie en 1616 et conseiller du roi.
Jean Louis de Laurency Obtint l'élévation de la seigneurie en marquisat en 1681.

Origine et histoire du Château de Montbrun

Les ruines du château de Montbrun dominent un méandre du Lot ; on y reconnaît le donjon central, la première enceinte munie d'une tour ronde ainsi que divers éléments défensifs, la seconde enceinte et des terrasses aménagées en jardins entre les deux enceintes. Le fief appartenait d'abord à la famille de Gourdon ; en 1223 Bertrand de Gourdon le céda à Dorde ou Déodat de Barasc, seigneur de Béduer. Déodat de Barasc transmit ensuite le fief à son fils Déodat II, puis celui-ci à ses enfants, dont Déodat III et une fille mariée à Hugues d'Arpajon ; leur fils Béranger d'Arpajon échangea une partie des biens avec le roi de France en 1315. À la mort de Déodat III, la seigneurie fut partagée entre plusieurs héritiers — Lombarde de Balaguier, Arnaud de Barasc et des nièces — puis passa, par successions et échanges, aux familles de Balaguier et de Cardaillac. Le roi céda une part au comte d'Évreux, vendue ensuite à Pierre Duèze ; plusieurs portions furent rachetées au fil du XIVe siècle par des membres de la famille de Cardaillac-Brengues, qui réunirent finalement la totalité de la seigneurie, notamment par le mariage d'Isabelle de Montal avec Marquès II de Cardaillac-Brengues en 1342. Pendant la guerre de Cent Ans, en 1362, le château fut pris par une compagnie de routiers commandée par Raymond de Sort à la solde des Anglais ; il fut délivré par le comte d'Armagnac en 1396 et relevé de ruine après le conflit. L'édifice fut incendié en 1578 pendant les guerres de religion. Marguerite de Cardaillac-Brengues, héritière de la seigneurie, épousa François de Suzanne en 1563 ; leur fils Jean vendit la seigneurie en 1616 à Jacques de Laurency, conseiller du roi et viguier de Figeac. Le fils unique de Jacques, Jean Louis de Laurency, obtint l'élévation de la seigneurie en marquisat par lettres patentes en septembre 1681. Les Laurency firent aménager au sud une terrasse sous laquelle ils creusèrent une pièce largement ouverte sur la vallée, offrant une vue sur le large cingle et le cirque du Saut de la Mounine sur la rive opposée du Lot. N'ayant pas d'héritier direct, Jean Louis transmit la seigneurie à sa sœur Marie Éléonore, mariée à François de La Prune ; la famille La Prune conserva le domaine jusqu'à la Révolution mais résida au château voisin de Salvagnac, abandonnant Montbrun. À la Révolution, le château fut saisi comme bien national et vendu le 18 ventôse an VI ; il passa rapidement dans les mains de la famille Jammes, qui le conserva jusqu'en 1965 sans l'entretenir. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques le 28 décembre 1984.

Liens externes