Château de Montdardier dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style néo-gothique

Château de Montdardier

  • Route du Vigan
  • 30120 Montdardier
Château de Montdardier
Château de Montdardier
Crédit photo : Jeanphi30 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée Propriété privée, pas de visite.

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1099
Première mention écrite
XIIe siècle
Construction initiale
1365
Renforcement militaire
1469
Destruction partielle
1563
Pillage religieux
1609
Démolition partielle
1703
Restauration post-démolition
1792
Destruction révolutionnaire
3e quart XIXe siècle
Reconstruction Viollet-le-Duc
1989
Protection patrimoniale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château, y compris les décors intérieurs (cad. C 43) : inscription par arrêté du 20 février 1989

Personnages clés

Fernand de Ginestous Propriétaire ayant commandé la restauration du château à Viollet-le-Duc.
Viollet-le-Duc Architecte responsable de la reconstruction du château au XIXe siècle.

Origine et histoire du Château de Montdardier

Le château de Montdardier, situé sur la commune éponyme dans le Gard, à 9 km du Vigan, occupe une position dominante sur une colline qui surplombe la vallée de la Glèpe et l'extrémité sud-est du Causse de Blandas. Le site commande depuis le Moyen Âge l'antique voie reliant Le Vigan à Lodève ; il a été fréquenté par des pèlerins vers Saint-Jacques et porte aussi des traces d'occupation romaine, attestant une utilisation ancienne comme lieu défensif. Le terroir de Montdardier est mentionné dès 1099 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert, et l'existence d'une forteresse est attestée au XIIe siècle ; il semble toutefois que le poste primitif n'occupait pas exactement l'emplacement actuel, mais un secteur entre le village, le hameau de la Sanguinède et le mas de la Gardie, encore appelé "castel viel". La configuration du château s'inscrit dans le mouvement d'édification des châteaux médiévaux du XIIe siècle, où l'édifice occupe le sommet et le village s'implante à sa proximité pour bénéficier de sa protection. Sa situation, à la limite des Cévennes et du Causse, offre un vaste panorama allant jusqu'au Vigan, vers l'est jusqu'à Saint-Hippolyte-du-Fort et, par temps clair, jusqu'au Mont Ventoux, ce qui traduit son importance stratégique. Montdardier a connu de multiples destructions et reconstructions : élevé au rang de forteresse royale pendant la guerre de Cent Ans, il fit l'objet de travaux en 1365 pour résister aux Anglais venus de Guyenne, fut incendié en 1469 par une bande au service du comte d'Armagnac et pillé en 1563 lors des guerres de Religion. Restauré à la fin du XVIe siècle, il subit ensuite une démolition ordonnée par le duc de Ventadour qui commença en 1609 mais resta inachevée, puis une nouvelle restauration en 1703 ; un pillage suivi d'un incendie en 1792 détruisit une grande partie de la forteresse et, après les destructions révolutionnaires, le château fut laissé en ruine. Vers 1860, Fernand de Ginestous confia à Viollet-le-Duc l'établissement de plans de restauration ; l'architecte fit reconstruire entièrement la forteresse dans le style médiéval qui lui est propre, en conservant toutefois une tour du XVe siècle comme témoin du passé ainsi que certaines substructions reposant directement sur le rocher naturel. Le blason des Ginestous de Montdardier est gravé au-dessus du portail : écartelé, au 1er et 4e d’or au lion rampant de gueules, armé et lampassé de sable ; au 2e et 3e d’argent à trois fasces crénelées de trois pièces de gueules. Le château a été inscrit au titre des monuments historiques le 20 février 1989. Tout au long des siècles, sa position lui a conféré un rôle de frontière, entre Causse et Cévennes, entre terres anglaises et terres françaises pendant la guerre de Cent Ans, entre protestantisme et catholicisme lors des guerres de Religion, et plus tard entre zones républicaines et royalistes au XIXe siècle, puis entre ensembles industriels et milieu agricole au XXe siècle.

Liens externes