Frise chronologique
IXe siècle
Forteresse en bois
Forteresse en bois
IXe siècle (≈ 950)
Première forteresse selon la tradition.
XIIe siècle
Reconstruction en pierre
Reconstruction en pierre
XIIe siècle (≈ 1250)
Donjon et quatre tours circulaires.
1338
Échange avec Édouard III
Échange avec Édouard III
1338 (≈ 1338)
Cédé à Mathe d’Albret.
1365
Confiscation par le Prince noir
Confiscation par le Prince noir
1365 (≈ 1365)
Passage sous contrôle anglais.
1402
Combat des Sept
Combat des Sept
1402 (≈ 1402)
Victoire française sous les murs.
1452
Prise par les Français
Prise par les Français
1452 (≈ 1452)
Jehan de Brosse s’en empare.
1608
Surprise de Montendre
Surprise de Montendre
1608 (≈ 1608)
Prise éphémère par des aventuriers.
XVe–XVIe siècle
Passage aux La Rochefoucauld
Passage aux La Rochefoucauld
XVe–XVIe siècle (≈ 1650)
Transformation en place protestante.
XVIIIe siècle
Logis de La Rochefoucauld
Logis de La Rochefoucauld
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Construction du corps de bâtiment.
1953
Légation à la commune
Légation à la commune
1953 (≈ 1953)
Ouverture au public.
1959
Théâtre de verdure
Théâtre de verdure
1959 (≈ 1959)
Aménagement de 1 200 places.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Charlemagne - Empereur carolingien |
Aurait séjourné au IXe siècle. |
| Édouard de Woodstock (Prince noir) - Prince d'Aquitaine |
Confisqua Montendre en 1365. |
| Geoffroi IV de Tonnay - Seigneur de Montendre |
Rallié aux Capétiens après 1242. |
| Louis Ier de La Rochefoucauld - Seigneur protestant |
Détruisit les églises locales. |
| Louis II de La Rochefoucauld - Marquis bâtisseur |
Fit construire le logis noble. |
| Jehan de Brosse - Chef militaire français |
Prit le château en 1452. |
| Édouard III - Roi d’Angleterre |
Échange Montendre en 1338. |
| Prince noir (Édouard de Woodstock) - Prince d’Aquitaine |
Confisque Montendre en 1365. |
| Mme Faure - Propriétaire (1923–1953) |
Ouvrit le site au public. |
Origine et histoire
Le château de Montendre, perché sur un éperon à 114 mètres d’altitude, aurait succédé à un castrum romain et une forteresse en bois du IXe siècle, où Charlemagne aurait fait halte selon la tradition. Reconstruit en pierre au XIIe siècle avec un donjon et quatre tours, il fut un enjeu stratégique pendant la guerre de Cent Ans, passant entre mains anglaises et françaises. Confisqué par Édouard de Woodstock (« le Prince noir ») en 1365, il fut ensuite attribué aux familles de Harpedanne puis de La Rochefoucauld.
Au XVe siècle, après sa prise par les Français en 1452, le château fut remanié (murailles, tour carrée). Il devint une place protestante sous Henri IV, avant d’être transformé au XVIIIe siècle par le marquis Louis de La Rochefoucauld, qui y ajusta un logis noble. Abandonné partiellement, il fut légué à la commune en 1953. Aujourd’hui, il abrite un musée des traditions locales et un théâtre de verdure, tandis que ses vestiges (tour carrée, souterrains) témoignent de son passé militaire.
Le site fut aussi le théâtre d’événements marquants, comme le « combat des Sept » (1402), un duel chevaleresque franco-anglais, ou la « surprise de Montendre » (1608), une prise éphémère par des aventuriers. Les remparts, décrits comme « fort ruinés » dès le XVIIIe siècle, furent partiellement comblés pour des raisons de sécurité. La promenade actuelle offre une vue panoramique sur les landes et la forêt de la Double.
Architecturalement, le château mêle ruines médiévales (tour ronde, vestiges de fortifications) et ajouts classiques (logis du XVIIIe siècle, aujourd’hui en ruines). La tour carrée, remaniée au XIXe siècle, abrite le musée d’art et traditions populaires. Le théâtre de verdure, aménagé en 1959, accueille des spectacles estivaux pour 1 200 personnes.
Les familles nobles liées au château incluent les Tonnay-Charente, les Comborn, les Harpedanne (allés aux Capétiens par mariage), et les La Rochefoucauld, dont Louis Ier, seigneur protestant qui détruisit les églises locales pendant les guerres de Religion. Le château illustre les luttes franco-anglaises en Saintonge et l’évolution des forteresses en résidences seigneuriales.