Frise chronologique
1800
Acquisition par Joséphine-Rose de la Thébaudière
Acquisition par Joséphine-Rose de la Thébaudière
1800 (≈ 1800)
Rachat du domaine avant son mariage.
1844
Construction du logis actuel
Construction du logis actuel
1844 (≈ 1844)
Œuvre de Pierre-Félix Delarue pour les Lepaige.
1875
Vente à Alfred Pellier
Vente à Alfred Pellier
1875 (≈ 1875)
Passation à un botaniste industriel.
1877
Création du parc par Édouard André
Création du parc par Édouard André
1877 (≈ 1877)
Redessiné pour Pellier, modèle horticole.
1934
Travaux art déco
Travaux art déco
1934 (≈ 1934)
Mosaïques ajoutées par la famille Decoux.
1946
Classement du site
Classement du site
1946 (≈ 1946)
Protection contre les réquisitions de bois.
2011-2012
Protection au titre des monuments historiques
Protection au titre des monuments historiques
2011-2012 (≈ 2012)
Classement du parc et inscription du logis.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le logis en totalité ; les façades et toitures des éléments bâtis (lavoir, maison de garde, écuries, bûcher, orangerie, garage, volière) ; la composition paysagère avec ses rocailles, murets, escaliers et murs de clôture du potager (cad. D 696) : inscription par arrêté du 5 décembre 2011 - Le parc du château avec ses rocailles, murets, escaliers, pièce d'eau maçonnée et murs de clôture du potager (cad. D 696, tel que teinté en vert sur le plan annexé à l'arrêté) : classement par arrêté du 13 septembre 2012
Personnages clés
| Joséphine-Rose de la Thébaudière - Propriétaire en 1800 |
Acquiert le domaine avant son mariage. |
| Charles Lepaige - Époux de Joséphine-Rose |
Famille commanditaire du logis en 1844. |
| Alfred Pellier - Botaniste et propriétaire (1875-1879) |
Collabore avec Édouard André pour le parc. |
| Édouard André - Paysagiste |
Conçoit le parc en 1877, considéré comme modèle. |
| Pierre-Félix Delarue - Architecte du logis |
Conçoit le château vers 1840. |
Origine et histoire
Le château de Montertreau, situé à Parigné-le-Pôlin dans la Sarthe, est construit au XIXe siècle sur les bases d’une propriété bien plus ancienne, attestée dès le XVIIe siècle. En 1800, Joséphine-Rose de la Thébaudière, une jeune femme de vingt ans, acquiert le domaine avant d’épouser en 1802 Charles Lepaige, neveu d’un auteur local. La famille Lepaige, souhaitant moderniser sa résidence, fait ériger en 1844 un nouveau logis perpendiculaire à l’ancien château, qui sera finalement détruit au début du XXe siècle. À la mort d’Amélie Lepaige sans héritier en 1875, le domaine est vendu à Alfred Pellier, industriel sarthois et botaniste passionné, primé pour ses travaux sur les clématites et les fougères.
Alfred Pellier, membre de la Société centrale d’horticulture de France, confie en 1877 la redéfinition du parc à Édouard André, paysagiste renommé avec qui il collabore fréquemment. Leur partenariat donne naissance à un jardin modèle, célébré par André lui-même, intégrant des espèces exotiques comme des séquoias, des ginkgos ou des cèdres. Pellier décède en 1879, mais son héritage perdure : le parc, classé en 1946 pour le protéger des réquisitions de bois, et le château, partiellement inscrit aux monuments historiques en 2011 et 2012, conservent leur cachet d’origine, enrichi dans les années 1930 par des mosaïques Art-Déco commandées par la famille Decoux.
L’architecture du château, œuvre de Pierre-Félix Delarue vers 1840, mêle discrètement des éléments néo-gothiques (lucarnes, tourelles) à une structure modeste de trois travées sur deux niveaux. Implanté à flanc de colline, il domine la plaine du Bélinois, tandis que son parc, conçu comme une extension paysagère de l’édifice, illustre l’harmonie entre nature et construction. Le domaine, aujourd’hui protégé, témoigne à la fois de l’évolution des goûts architecturaux au XIXe siècle et de l’importance des jardins paysagers dans le patrimoine français.