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Château de Montertreau à Parigné-le-Pôlin dans la Sarthe

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de plaisance

Château de Montertreau

    Le Bourg
    72330 Parigné-le-Pôlin
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1800
Acquisition par Joséphine-Rose de la Thébaudière
1844
Construction du logis actuel
1875
Vente à Alfred Pellier
1877
Création du parc par Édouard André
1934
Travaux art déco
1946
Classement du site
2011-2012
Protection au titre des monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le logis en totalité ; les façades et toitures des éléments bâtis (lavoir, maison de garde, écuries, bûcher, orangerie, garage, volière) ; la composition paysagère avec ses rocailles, murets, escaliers et murs de clôture du potager (cad. D 696) : inscription par arrêté du 5 décembre 2011 - Le parc du château avec ses rocailles, murets, escaliers, pièce d'eau maçonnée et murs de clôture du potager (cad. D 696, tel que teinté en vert sur le plan annexé à l'arrêté) : classement par arrêté du 13 septembre 2012

Personnages clés

Joséphine-Rose de la Thébaudière - Propriétaire en 1800 Acquiert le domaine avant son mariage.
Charles Lepaige - Époux de Joséphine-Rose Famille commanditaire du logis en 1844.
Alfred Pellier - Botaniste et propriétaire (1875-1879) Collabore avec Édouard André pour le parc.
Édouard André - Paysagiste Conçoit le parc en 1877, considéré comme modèle.
Pierre-Félix Delarue - Architecte du logis Conçoit le château vers 1840.

Origine et histoire

Le château de Montertreau, situé à Parigné-le-Pôlin dans la Sarthe, est construit au XIXe siècle sur les bases d’une propriété bien plus ancienne, attestée dès le XVIIe siècle. En 1800, Joséphine-Rose de la Thébaudière, une jeune femme de vingt ans, acquiert le domaine avant d’épouser en 1802 Charles Lepaige, neveu d’un auteur local. La famille Lepaige, souhaitant moderniser sa résidence, fait ériger en 1844 un nouveau logis perpendiculaire à l’ancien château, qui sera finalement détruit au début du XXe siècle. À la mort d’Amélie Lepaige sans héritier en 1875, le domaine est vendu à Alfred Pellier, industriel sarthois et botaniste passionné, primé pour ses travaux sur les clématites et les fougères.

Alfred Pellier, membre de la Société centrale d’horticulture de France, confie en 1877 la redéfinition du parc à Édouard André, paysagiste renommé avec qui il collabore fréquemment. Leur partenariat donne naissance à un jardin modèle, célébré par André lui-même, intégrant des espèces exotiques comme des séquoias, des ginkgos ou des cèdres. Pellier décède en 1879, mais son héritage perdure : le parc, classé en 1946 pour le protéger des réquisitions de bois, et le château, partiellement inscrit aux monuments historiques en 2011 et 2012, conservent leur cachet d’origine, enrichi dans les années 1930 par des mosaïques Art-Déco commandées par la famille Decoux.

L’architecture du château, œuvre de Pierre-Félix Delarue vers 1840, mêle discrètement des éléments néo-gothiques (lucarnes, tourelles) à une structure modeste de trois travées sur deux niveaux. Implanté à flanc de colline, il domine la plaine du Bélinois, tandis que son parc, conçu comme une extension paysagère de l’édifice, illustre l’harmonie entre nature et construction. Le domaine, aujourd’hui protégé, témoigne à la fois de l’évolution des goûts architecturaux au XIXe siècle et de l’importance des jardins paysagers dans le patrimoine français.

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