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Château de Monteton dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Monteton

    D42347120 Monteton
Propriété d'une société privée
Château de Monteton
Château de Monteton
Château de Monteton
Château de Monteton
Château de Monteton
Crédit photo : Jacques MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1623
Mariage fondateur
1685
Révocation de l'édit de Nantes
début XVIIIe siècle
Transformation du château
1835
Fin de la propriété Digeon
8 février 2008
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le logis en totalité, la cour intérieure, les façades et toitures des communs, l'enceinte et son talus (enceinte contre laquelle sont adossés les communs) , la rampe d'accès au corps central et le fossé sec qu'elle enjambe (cad. B 80 (logis, cour, rampe, communs) , 74 (talus de l'enceinte) , 79 (fossé sec) , mur d'enceinte mitoyen entre B 74 et B 80) : inscription par arrêté du 8 février 2008

Personnages clés

Jeanne de Béraud - Dame de Monteton Épouse de Charles de Digeon en 1623.
Charles de Digeon - Sieur de Peyrières Fondateur de la lignée Digeon de Monteton.
Jean-Jacques Digeon de Monteton - Seigneur et père de Philippe Marié à Suzanne de Narbonne-Pelet.
Philippe Digeon de Monteton - Colonel et député (1815) Fils de Jean-Jacques, figure politique locale.
Léopold de Gervain - Propriétaire post-1835 Abandon progressif du château.
Anne de Briquemaut - Veuve de Pierre de Digeon Biens saisis après son exil.

Origine et histoire du Château de Monteton

Le château de Monteton, situé dans le département de Lot-et-Garonne, a été construit au XVIIe siècle sur les bases d’un édifice roman. Il appartenait à la seigneurie de Monteton, passée en 1623 à la famille Digeon (ou Dijon) par le mariage de Jeanne de Béraud avec Charles de Digeon, sieur de Peyrières. Cette lignée protestante, convertie en apparence après la révocation de l’édit de Nantes (1685), a marqué l’architecture du château par des éléments défensifs comme un pont-levis à flèches, reflétant les tensions religieuses de l’époque.

Au début du XVIIIe siècle, un membre de la famille Digeon de Monteton a transformé le château pour le rendre plus conforme aux standards de confort de l’époque. La famille, divisée entre une branche restée en France et une autre exilée en Prusse (devenue Digeon von Monteton), a conservé le domaine jusqu’en 1835. Le château, doté d’un plan en U avec un corps central et deux ailes, incluait des communs et une enceinte fortifiée. Son abandon au XXe siècle a conduit à sa dégradation partielle, avant une restauration et sa conversion en auberge.

Le monument a été inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques le 8 février 2008 pour son logis, sa cour intérieure, ses communs, et son enceinte. Son histoire est liée à des figures comme Jean-Jacques Digeon de Monteton, marié à Suzanne de Narbonne-Pelet, dont le fils Philippe, colonel puis député de Lot-et-Garonne (à partir de 1815), a marqué l’histoire locale. Le château illustre ainsi les stratégies de survie des familles protestantes sous l’Ancien Régime, entre conversion forcée et exil.

L’architecture du château, avec ses traces de pont-levis et ses meurtrières, témoigne de la dualité entre apparence catholique et pratique protestante persistante après 1685. La saisie des biens de certains membres de la famille, comme ceux d’Anne de Briquemaut (veuve de Pierre de Digeon) ou d’Henry Digeon de Boisverdun, reflète les conséquences des départs en exil. Après 1835, le château a changé de mains, passant à Léopold de Gervain, qui a restauré le château de Lasserre mais laissé Monteton à l’abandon.

Aujourd’hui, le château de Monteton, partiellement restauré, abrite une auberge. Son inscription comme Monument Historique protège ses éléments emblématiques, dont le fossé sec, la rampe d’accès, et les façades des communs. Les sources historiques, comme les travaux de Jules de Bourrousse de Laffore ou de Lucile Bourrachot, soulignent son importance pour comprendre la noblesse protestante de l’Agenais et ses réseaux européens.

Liens externes

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