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Château de Montfleury en Savoie

Château de Montfleury

    335 Allée du chateau
    73240 Avressieux

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1392
Première mention du fief
XVIe siècle
Possession des Mareste
1728
Restauration et élévation en baronnie
1858
Vente fictive à la baronne de Rubempré
1893
Vente par le petit-fils de Rubempré
1960
Transformation en centre de vacances
1972
Restauration par M. Prière
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Amédée Roccard - Premier seigneur connu Titulaire du fief en 1392.
Famille de Mareste - Seigneurs puis barons Restauration du château en 1728.
Apollinaire Louis Adolphe de Mareste - Dernier héritier des Mareste Vend le château en 1858.
Baronne de Rubempré - Acquéreuse fictive en 1858 Héritière via transmission douteuse.
Marc Prière - Propriétaire-restaurateur depuis 1972 Créateur du musée du Vieux Terroir.
Louis Mandrin - Contrebandier légendaire Aura utilisé le château comme cache.

Origine et histoire

Le château de Montfleury est une ancienne maison forte édifiée au XIIIe siècle, profondément remaniée aux XVIe et XVIIIe siècles, puis au XIXe. Situé sur la commune d’Avressieux en Savoie, il fut le centre de la seigneurie de Montfleury, élevée en baronnie au XVIIIe siècle. Le site conserve un donjon médiéval de 30 mètres, surnommé la « Tour Sarrazine », auquel furent ajoutés un corps de logis, une tour hexagonale et une échauguette à la Renaissance, puis une aile néo-Renaissance au XIXe siècle.

Le fief est mentionné pour la première fois en 1392, lorsque Amédée Roccard en devient le titulaire par inféodation. Au XVIe siècle, il passe aux mains d’une branche de la famille de Mareste, qui entreprend des travaux de restauration en 1728, année où le domaine accède au statut de baronnie. Le dernier héritier des Mareste, Apollinaire Louis Adolphe, vend fictivement le château en 1858 à sa maîtresse, la baronne de Rubempré, avant sa mort en 1867. Le bien échoit ensuite à leur descendante, Isidore Alberte Cozette de Rubempré, épouse du comte de Luzerna, dont le petit-fils, astronome et inventeur, le cède en 1893.

Au XXe siècle, le château change plusieurs fois de mains : racheté en 1960 par M. Giraud, il est transformé en centre de vacances, ce qui altère partiellement sa structure. En 1972, M. Prière l’acquiert et le restaure pour en faire un musée du Vieux Terroir, préservant ainsi son patrimoine architectural et historique. Le site conserve des traces de ses multiples transformations, mêlant éléments médiévaux, Renaissance et modernes.

Le château de Montfleury est également lié à des figures historiques comme Louis Mandrin, le célèbre contrebandier du XVIIIe siècle, qui en aurait fait l’une de ses caches. Un pistolet lui ayant prétendument appartenu figure parmi les collections du propriétaire actuel, Marc Prière. Le domaine a aussi servi de décor à plusieurs films, dont Gloire et Déshonneur (2017), célébrant la résistance savoyarde, et Le Soldat mérite le Paradis (2020), évoquant la Première Guerre mondiale.

Architecturalement, le château illustre l’évolution des styles à travers les siècles : le donjon médiéval, symbole de puissance défensive, contraste avec les ajouts Renaissance (corps de logis, tour hexagonale) et l’aile néo-Renaissance du XIXe. Ces transformations reflètent les changements de statut du domaine, passé de simple maison forte à résidence seigneuriale, puis à propriété aristocratique sous l’Ancien Régime.

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