Construction et occupation XIVe–XVIe siècle (≈ 1650)
Phases successives de construction et habitat seigneurial.
Fin XVIe siècle
Abandon progressif
Abandon progressif Fin XVIe siècle (≈ 1695)
Début des pillages menant à la ruine.
1969
Rachat par un particulier
Rachat par un particulier 1969 (≈ 1969)
Sauvegarde initale des ruines par un propriétaire.
1996
Location à une association
Location à une association 1996 (≈ 1996)
Préservation active par une association patrimoniale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Familles Léotoing-Montgon et Léotoing-Charmensac - Seigneurs locaux
Propriétaires historiques liés au château (sources almanachs).
Origine et histoire
Le château de Montgon est un manoir fortifié édifié entre le XIVe et le XVIe siècle sur un promontoire surplombant le hameau de Montgon et la vallée de la Violette, dans l’actuelle Haute-Loire. Contrairement aux châteaux purement militaires, il s’agissait à l’origine d’une résidence seigneuriale protégée, combinant habitat et défense. Aujourd’hui à l’état de ruines, il conserve une tour ronde à salles voûtées et un corps de logis partiellement creusé dans le roc, entouré d’une enceinte flanquée de tours semi-circulaires.
Construit par phases successives sur les fondations d’un appareil défensif plus ancien, le château fut occupé jusqu’à la fin du XVIe siècle avant d’être progressivement abandonné et pillé. En 1969, ses ruines furent acquises par un propriétaire privé, puis confié depuis 1996 à une association locale dédiée à sa préservation. Son architecture reflète les transitions entre Moyen Âge et Renaissance, marquées par l’adaptation des manoirs aux besoins résidentiels tout en gardant des éléments défensifs.
Les sources historiques locales, comme les travaux de Josanne Pothier ou Édouard Richard publiés dans l’Almanach de Brioude, évoquent son lien avec les familles seigneuriales des Léotoing-Montgon et des Léotoing-Charmensac. Ces familles, implantées dans la région, illustrent les réseaux d’alliances et de pouvoir caractéristiques de l’aristocratie auvergnate à la charnière entre féodalité et époque moderne. Le site, aujourd’hui accessible, témoigne de cette histoire à travers ses vestiges et les recherches en cours.