Frise chronologique
XIIe siècle (fin)
Construction de la cave
Construction de la cave
XIIe siècle (fin) (≈ 1284)
Cave à pilier central et chapiteau.
XIIIe siècle
Portail et tours de protection
Portail et tours de protection
XIIIe siècle (≈ 1350)
Éléments défensifs et donjon voûté.
XIVe siècle
Porte en arc brisé
Porte en arc brisé
XIVe siècle (≈ 1450)
Ouverture renforcée par arc plein cintre.
XVIe siècle
Remaniements (tours, escalier)
Remaniements (tours, escalier)
XVIe siècle (≈ 1650)
Tours décapitées et porte en anse.
1976
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1976 (≈ 1976)
Protection des caves (arrêté du 20/01).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Caves (cad. AK 200) : inscription par arrêté du 20 janvier 1976
Personnages clés
| Famille de la Rainville - Ancien seigneur |
Premiers détenteurs connus de Montguignard. |
| Famille de Billy - Seigneur vers 1500 |
Possession au XVIe siècle. |
| Famille de Gyves (comte de Belle Jame) - Derniers propriétaires nobles |
Descendant encore propriétaire au XXe. |
Origine et histoire
Le château de Montguignard, situé à Pithiviers-le-Vieil dans le Loiret, est une ancienne maison-forte dont les vestiges les plus marquants datent du XIIIe siècle. Il subsiste notamment un pavillon carré ayant servi de donjon, dont la cave, datant de la fin du XIIe siècle, est supportée par un pilier central orné d’un chapiteau à crochet typique du XIIIe. Le portail d’entrée et les tours de protection, partiellement conservés, illustrent l’architecture défensive de l’époque, tandis qu’une porte en arc brisé du XIVe siècle et des éléments du XVIe siècle (comme un escalier à porte en anse de panier) témoignent des remaniements ultérieurs.
La seigneurie de Montguignard fut détenue par plusieurs familles nobles, dont les de la Rainville, les de Billy (vers 1500), et les de Gyves, dont un descendant, le comte de Belle Jame, en était encore propriétaire au moment de la rédaction de la source. Les vestiges incluent aussi une salle basse voûtée, probablement celle d’un donjon antérieur au XIIIe siècle, ainsi que des souterrains signalés mais non décrits. Le logis actuel, construit au XIXe siècle, contraste avec les éléments médiévaux protégés, comme les caves inscrites aux Monuments Historiques depuis 1976.
Les fortifications visibles aujourd’hui, comme les tours décapitées du XVIe siècle ou l’arc en tiers-point de la porte, reflètent les adaptations militaires et résidentielles du site au fil des siècles. La cave à voûtes d’ogives, avec ses huit nervures convergeant vers un pilier central, reste l’élément le plus emblématique de l’édifice médiéval. Les sources mentionnent également une ferme attenante et des vestiges de constructions antérieures, soulignant la continuité d’occupation du site depuis au moins le XIIe siècle.