Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Montguyon en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Montguyon

    13 Place de la Mairie
    17270 Montguyon

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1080
Première mention
1404
Mariage de Rosine de Montaut-Mussidan
1451
Libération par Dunois
1571-1586
Séjours d’Henri de Navarre
1621
Visite de Louis XIII
1683
Vente aux Rohan-Chabot
1793
Incendie par la foudre
1929
Première inscription MH
1980-2001
Campagnes de restauration
2004
Classement complet
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Rosine de Montaut-Mussidan - Dame de Montguyon Apporte le château en dot (1404).
Guy II de La Rochefoucauld - Seigneur de Verteuil Époux de Rosine, propriétaire jusqu’en 1683.
Dunois - Chef militaire français Libère la forteresse en 1451.
Henri de Navarre (Henri IV) - Roi de France Séjourne entre 1571 et 1586.
Louis XIII - Roi de France Séjourne en 1621 avec Anne d’Autriche.
Pélagie de Rohan-Chabot - Baronne de Montguyon Achète le domaine en 1683.

Origine et histoire

Le château de Montguyon est une forteresse médiévale édifiée dès le XIe siècle, mentionnée pour la première fois en 1080. Située sur un éperon rocheux à Montguyon (Charente-Maritime), elle devient un enjeu stratégique, notamment lors des conflits entre Français et Anglais. En 1404, le domaine entre dans la famille de La Rochefoucauld par le mariage de Rosine de Montaut-Mussidan avec Guy II, et y reste jusqu’en 1683.

Durant les guerres de Religion, le château est une place forte protestante. Henri de Navarre (futur Henri IV) y séjourne à plusieurs reprises entre 1571 et 1586. En 1621, Louis XIII et Anne d’Autriche y résident deux jours. Après un incendie provoqué par la foudre en 1793, la forteresse, vendue comme bien national, tombe en ruine. Seule la vieille tour, inscrite en 1929 puis l’ensemble du site en 2004, subsiste partiellement.

Des restaurations sont entreprises entre 1980 et 2001 par des associations locales, consolidant les écuries (1980-1984) et les remparts (1996-2001). Le donjon, partiellement effondré en 1982 après un séisme, témoigne encore de l’importance stratégique du site. Des maximes gravées sur les murs du second étage rappellent son passé noble et militaire.

Architecturalement, le château comprend un corps de logis flanqué d’une tour du XIIIe siècle, remaniée au XIVe, qui aurait atteint 50 mètres avant sa destruction. La basse-cour, avec ses écuries et son pont-levis, complète cet ensemble défensif. Les vestiges actuels offrent un aperçu de son rôle clé dans l’histoire régionale, des conflits médiévales aux guerres de Religion.

Liens externes