Frise chronologique
Début XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
Début XVIIe siècle (≈ 1704)
Château bâti pour Gilles de Ruëllan.
Après 1812
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
Après 1812 (≈ 1812)
Chapelle néoclassique pour les cœurs familiaux.
Premier Empire (début XIXe siècle)
Agrandissement par Lariboisière
Agrandissement par Lariboisière
Premier Empire (début XIXe siècle) (≈ 1904)
Ajout des ailes et remaniement intérieur.
11 mars 1936
Première protection
Première protection
11 mars 1936 (≈ 1936)
Inscription de la chapelle funéraire.
1964
Installation de l’usine
Installation de l’usine
1964 (≈ 1964)
Anciennes écuries transformées en ateliers.
19 novembre 1992
Protection étendue
Protection étendue
19 novembre 1992 (≈ 1992)
Façades, toitures et parc inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle funéraire : inscription par arrêté du 11 mars 1936 ; Façades et toitures du château et des communs 19s ; parc (cad. AI 31, 32, 36 à 40, 45, 47 à 52, 203) : inscription par arrêté du 19 novembre 1992
Personnages clés
| Gilles de Ruëllan - Baron du Tiercent et marquis |
Commanditaire du château au XVIIe. |
| Général de Lariboisière - Propriétaire sous l’Empire |
Agrandit et remanie le château. |
| Honoré-Charles Baston de La Riboisière - Héritier et aménageur |
Jardins et chapelle funéraire au XIXe. |
| Honoré de La Riboisière - Député et pair de France |
Enterré dans la chapelle familiale. |
Origine et histoire
Le château de Monthorin, situé à Louvigné-du-Désert en Ille-et-Vilaine, est construit au début du XVIIe siècle pour Gilles de Ruëllan, baron du Tiercent et marquis de La Ballue. L’édifice, de style Louis XIII, se distingue par son plan rectangulaire en brique, rehaussé de pierres pour les encadrements et motifs. Il présente un corps central flanqué de deux ailes en retour d’équerre, avec des tourelles polygonales et un toit à croupes en ardoise. L’entrée, marquée par un portail en fer forgé, est encadrée d’une conciergerie octogonale et d’anciennes écuries transformées en ateliers au XXe siècle.
Acquis sous le Premier Empire par le général de Lariboisière, le château subit d’importants agrandissements et remaniements intérieurs. Son fils, Honoré-Charles Baston de La Riboisière, hérite du domaine et aménage les jardins, tout en érigeant une chapelle néoclassique en forme de temple grec. Cette chapelle, construite après 1812, abrite les cœurs du général et de son fils, ainsi que la sépulture d’Honoré de La Riboisière, ancien député et pair de France. Le domaine, partiellement protégé depuis 1936, inclut également des dépendances agricoles datées de 1885.
Au XXe siècle, le château accueille une usine de bonneterie à partir de 1964, installée dans les anciennes écuries et les nouveaux ateliers construits en parpaing. Spécialisée dans les pulls et gilets en laine, l’usine emploie jusqu’à 248 personnes en 1971, produisant 360 000 pièces annuelles pour le marché français. Le site, toujours propriété privée, conserve son caractère historique malgré cette vocation industrielle temporaire. Les façades, toitures et le parc sont inscrits aux monuments historiques depuis 1992.