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Château de Monthorin à Louvigné-du-Désert en Ille-et-Vilaine

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Monthorin

  • Château de Monthorin
  • 35420 Louvigné-du-Désert
Château de Monthorin
Château de Monthorin
Château de Monthorin
Château de Monthorin
Château de Monthorin
Crédit photo : InconnuUnknown - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
35420 Louvigné-du-Désert, Château de Monthorin

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
Début XVIIe siècle
Construction initiale
Après 1812
Construction de la chapelle
Premier Empire (début XIXe siècle)
Agrandissement par Lariboisière
11 mars 1936
Première protection
1964
Installation de l’usine
19 novembre 1992
Protection étendue
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle funéraire : inscription par arrêté du 11 mars 1936 ; Façades et toitures du château et des communs 19s ; parc (cad. AI 31, 32, 36 à 40, 45, 47 à 52, 203) : inscription par arrêté du 19 novembre 1992

Personnages clés

Gilles de Ruëllan - Baron du Tiercent et marquis Commanditaire du château au XVIIe.
Général de Lariboisière - Propriétaire sous l’Empire Agrandit et remanie le château.
Honoré-Charles Baston de La Riboisière - Héritier et aménageur Jardins et chapelle funéraire au XIXe.
Honoré de La Riboisière - Député et pair de France Enterré dans la chapelle familiale.

Origine et histoire du Château de Monthorin

Le château de Monthorin, situé à Louvigné-du-Désert en Ille-et-Vilaine, est construit au début du XVIIe siècle pour Gilles de Ruëllan, baron du Tiercent et marquis de La Ballue. L’édifice, de style Louis XIII, se distingue par son plan rectangulaire en brique, rehaussé de pierres pour les encadrements et motifs. Il présente un corps central flanqué de deux ailes en retour d’équerre, avec des tourelles polygonales et un toit à croupes en ardoise. L’entrée, marquée par un portail en fer forgé, est encadrée d’une conciergerie octogonale et d’anciennes écuries transformées en ateliers au XXe siècle.

Acquis sous le Premier Empire par le général de Lariboisière, le château subit d’importants agrandissements et remaniements intérieurs. Son fils, Honoré-Charles Baston de La Riboisière, hérite du domaine et aménage les jardins, tout en érigeant une chapelle néoclassique en forme de temple grec. Cette chapelle, construite après 1812, abrite les cœurs du général et de son fils, ainsi que la sépulture d’Honoré de La Riboisière, ancien député et pair de France. Le domaine, partiellement protégé depuis 1936, inclut également des dépendances agricoles datées de 1885.

Au XXe siècle, le château accueille une usine de bonneterie à partir de 1964, installée dans les anciennes écuries et les nouveaux ateliers construits en parpaing. Spécialisée dans les pulls et gilets en laine, l’usine emploie jusqu’à 248 personnes en 1971, produisant 360 000 pièces annuelles pour le marché français. Le site, toujours propriété privée, conserve son caractère historique malgré cette vocation industrielle temporaire. Les façades, toitures et le parc sont inscrits aux monuments historiques depuis 1992.

Liens externes

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