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Château de Montialoux en Lozère

Château de Montialoux

  • 6 Impasse Haute
  • 48000 Saint-Bauzile
Montialoux, 48000 Saint-Bauzile, France

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1100
Naissance d'Aldebert III du Tournel
1428
Entretien obligatoire par les locaux
1588
Inscrit sur liste de destruction
vers 1660
Construction d'un nouveau logis
1782
Vente à Guillaume Perrier
1932
Mention de son état de ruine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Aldebert III du Tournel - Futur évêque de Mende Né à Montialoux vers 1100
Charlotte de Lafayette - Propriétaire en 1782 Vend le château avec Chavanhac
Chevalier de Chavanhac - Copropriétaire en 1782 Vend le château à Perrier
Guillaume Perrier - Conseiller du roi Acheteur en 1782, séquestre révolutionnaire

Origine et histoire

Le château de Montialoux est un édifice médiéval situé sur la commune de Saint-Bauzile, en Lozère, dans l’ancienne province du Gévaudan. Il surplombe la fertile vallée du Valdonnez et appartenait à la baronnie du Tournel, l’une des familles nobles les plus puissantes de la région. Son origine pourrait remonter au XIe siècle, avant même la construction du château du Tournel, dont il était l’un des cinq mandements. Aldebert III du Tournel, futur évêque de Mende, y serait né vers 1100, suggérant son importance précoce dans la stratégie seigneuriale.

Au XVe siècle, le château servait de refuge aux populations locales en cas de danger, comme en témoigne un texte de 1428 imposant son entretien par les habitants. En 1588, il fut inscrit sur une liste de châteaux à détruire pour empêcher les protestants d’y trouver asile pendant les guerres de Religion, bien qu’aucune preuve ne confirme sa destruction effective à cette époque. Son rôle défensif et communautaire semble donc avoir persisté malgré les tensions religieuses.

Un logis plus récent, construit vers 1660, transforma partiellement le château en résidence seigneuriale jusqu’en 1782, date à laquelle il fut vendu par Charlotte de Lafayette et le chevalier de Chavanhac à Guillaume Perrier, un gentilhomme local. Ses biens furent séquestrés pendant la Révolution française, et le château, vendu à plusieurs reprises, était déjà en ruine en 1932. Aujourd’hui, il ne subsiste que des vestiges : un mur d’enceinte, des terrasses, une chapelle et les soubassements d’une tour ronde.

Les ruines actuelles révèlent une organisation typique des châteaux médiévaux, avec une cour accessible par un passage voûté et des aménagements successifs reflétant son évolution entre forteresse et demeure. La présence de deux enceintes suggère une adaptation aux besoins défensifs, tandis que le logis sud illustre son usage résidentiel tardif. Son abandon progressif, accéléré par les bouleversements révolutionnaires, en fait un témoin des mutations politiques et sociales du Gévaudan.

Liens externes

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