Première mention XIIe siècle (≈ 1250)
Hommage au roi d'Aragon, propriétaire du Gévaudan.
1307
Acte de paréage
Acte de paréage 1307 (≈ 1307)
Mention sous *Castrum de Monte Judeo*, expulsion des juifs.
XVIe siècle
Conflits religieux
Conflits religieux XVIe siècle (≈ 1650)
Enjeu entre catholiques et protestants.
1653-1656
Ordre de démolition
Ordre de démolition 1653-1656 (≈ 1655)
Non exécuté par les États de Languedoc.
1726
Rachat par Jurquet
Rachat par Jurquet 1726 (≈ 1726)
Restauration et agrandissement du château.
1971
Classement MH
Classement MH 1971 (≈ 1971)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du donjon et des deux corps de logis ; escalier de la cour accolée à l'Est du donjon ; terrasse (cad. B 11) : inscription par arrêté du 6 juillet 1971
Personnages clés
Jean-Georges de Jurquet - Seigneur de Salelles
Rachète et restaure le château en 1726.
Origine et histoire du Château de Montjézieu
Le château de Montjézieu, situé à La Canourgue en Lozère, est mentionné dès le XIIe siècle dans un hommage au roi d'Aragon, alors propriétaire du Gévaudan. Au XIIIe siècle, il passe sous le contrôle des évêques de Mende. L'acte de paréage de 1307 le désigne sous le nom de Castrum de Monte Judeo, suggérant une possible présence juive avant l'expulsion ordonnée cette même année par l'évêque. Cette hypothèse reste cependant incertaine en raison du manque de sources fiables.
Au XVIe siècle, le château devient un enjeu des guerres de Religion entre catholiques et protestants. Malgré un ordre de démolition émis par les États généraux de Languedoc entre 1653 et 1656, celui-ci n'est pas exécuté, contrairement à de nombreux autres châteaux de la région. Les vestiges actuels montrent des traces de travaux datés des XVIe et XVIIe siècles, notamment des baies à croisée et une cheminée ornée des armoiries des Jurquet de Montjézieu.
En 1726, Jean-Georges de Jurquet, seigneur de Salelles, acquiert le château et entreprend d'importantes restaurations, ajoutant un nouveau corps de bâtiment. Le site est partiellement préservé, avec des éléments défensifs comme un chemin de ronde et des vestiges de l'ancien château-fort. En 1971, les façades, toitures et certains éléments intérieurs sont inscrits aux monuments historiques, protégeant ainsi ce témoignage architectural des conflits religieux et des transformations seigneuriales.
Le château se compose aujourd’hui d’un donjon à trois étages sur sous-sol voûté, d’une tour demi hors-œuvre avec escalier en vis, et de bâtiments adjacents. Une partie des murs ruinés et des vestiges de l’enceinte médiévale subsistent, rappelant son passé de forteresse. La tourelle d’escalier, surélevée, servait aussi de pigeonnier, illustrant l’adaptation des structures militaires à des usages domestiques après les guerres de Religion.