Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Une partie de l'édifice remonte à cette période.
1567
Aménagements par Monluc
Aménagements par Monluc 1567 (≈ 1567)
Blaise de Monluc engage des travaux pour transformer le château en redoute défensive.
1575
Retraite de Monluc
Retraite de Monluc 1575 (≈ 1575)
Blaise de Monluc se retire au château pour rédiger ses Commentaires.
1793
Démolition partielle
Démolition partielle 1793 (≈ 1793)
Certaines parties des défenses de l'entrée et des parties hautes du bastion Est furent démolies.
1947
Inscription du cénotaphe
Inscription du cénotaphe 1947 (≈ 1947)
Le cénotaphe a été inscrit au titre des monuments historiques.
1958
Classement du château
Classement du château 1958 (≈ 1958)
Le château a été classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le cénotaphe, situé dans le parc du château : inscription par arrêté du 11 avril 1947 ; Le château (cad. D 290) : classement par arrêté du 5 mars 1958
Personnages clés
Blaise de Monluc
Maréchal qui a transformé le château en redoute défensive et y a rédigé ses Commentaires.
Victor Dupont
Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle
Marie de Blois
Mécène ayant financé la chapelle latérale
Origine et histoire du Château de Montluc
Le château de Montluc, ou de Monluc, nommé d'après Blaise de Monluc, se situe à Estillac, dans le Lot‑et‑Garonne. Une partie de l'édifice remonte au XIIIe siècle ; une autre fut aménagée par le maréchal Blaise de Monluc, qui engagea des travaux à partir de 1567. Le bâtiment présente une silhouette trapézoïdale très fermée, donnant à la cour intérieure une forme presque triangulaire. Monluc transforma le château en redoute défensive pour y grouper ses troupes et en fit le point de départ de ses expéditions contre les protestants. Il conçut un plan trapézoïdal organisé autour d'une cour centrale, avec des bâtiments de caserne, des murs hérissés de tours, des archères et des trous de couleuvrine pour l'artillerie. Ces aménagements intègrent des éléments inspirés des fortifications italiennes et annoncent les méthodes que mettra au point Vauban ; on y voit pour la première fois l'emploi d'un bastion, tel que Monluc l'avait expérimenté au siège de Sienne. L'entrée était protégée par des bastions, dont certaines parties, notamment les défenses de l'entrée et les parties hautes du bastion Est, furent démolies en 1793. La façade nord est encadrée par deux tours ; la partie haute du bastion Est a probablement abrité la chapelle funéraire prévue par Monluc. Les cuisines conservent leur aspect du XIVe siècle. À l'extérieur, au pied des murailles, se trouve un cénotaphe en marbre blanc portant un gisant partiellement mutilé ; les colonnes qui entouraient ce monument sont en partie brisées. Blaise de Monluc s'y retira en 1575 pour rédiger ses Commentaires ; il mourut en 1577 à Condom, où il fut inhumé, si bien que son monument d'Estillac joue le rôle de cénotaphe. Par héritages et transmissions le domaine passa des familles d'Autièges et des Mondenard à Blaise de Monluc, puis, après diverses successions, aux Lauzières‑Thémines, aux d'Escoubleau de Sourdis et aux Marans ; il fut vendu en 1753 à René‑Louis de Montadouin, acquis en 1787 par François‑Louis de Brondeau d'Urtières, puis s'est transmis par alliances aux familles de Laroche, de Flaujac et Barbara de Labelotterie de Boisséson. Blaise de Monluc avait hérité du château en 1544 et racheté progressivement les parts familiales ; il avait confié l'usufruit à sa seconde épouse sous condition de non‑remariage, mais, après son remariage, le domaine revint à un petit‑fils mineur. Le château a été classé au titre des monuments historiques le 5 mars 1958 ; le cénotaphe a été inscrit par arrêté le 11 avril 1947.