Château de Montmelas à Saint-Julien dans le Rhône

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Montmelas

  • Château de Montmelas
  • 69640 Saint-Julien
Château de Montmelas
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Château de Montmelas
Crédit photo : PHILDIC - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
977
Première mention du château
XIIe siècle
Construction initiale
1331
Propriété de Jeanne de Châteauvillain
1520
Acquisition par Anne de France
1566
Acquisition par Jean Arod
XIXe siècle
Restauration néo-gothique
1999
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Voir commune de : Montmelas-Saint-Sorlin

Personnages clés

Jeanne de Châteauvillain Propriétaire du château en 1331.
Anne de France Propriétaire du fief en 1520.
Jean Arod Acquiert le château en 1566 et le défend jusqu'à sa mort en 1593.
François Arod Membre de la famille Arod présent au XVIIe siècle.
Blaise, marquis de Montmelas Marquis de Montmelas dont l'épouse reste au château jusqu'en 1823.
Gaspard de Montmelas Emprisonné à Lyon pendant la Révolution.
Agnès Louise Veuve de Gaspard d'Arod, fille reconnue de Louis XV, lègue le domaine à son arrière-petite-fille.
Louise Hélène Léonie de Tournon-Simiane Héritière du domaine par legs d'Agnès Louise.
Louis Dupasquier Architecte lyonnais responsable de la restauration néo-gothique du XIXe siècle.

Origine et histoire du Château de Montmelas

Le château de Montmelas est un ancien château fort situé sur la commune de Montmelas-Saint-Sorlin, à la limite de Saint-Julien, dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes. Il se dresse sur un promontoire d'où la vue porte jusqu'au Mont Blanc. Le toponyme Montmelas dérive du latin mons malatus, « mont chargé de fruits », issu de malum, « pomme », et désigne également d'autres fruits de forme similaire. Un château est mentionné dès 977 et, au XIe siècle, la place forte appartient aux sires de Beaujeu. La seigneurie passe ensuite entre plusieurs familles, parmi lesquelles les Beaujeu, les Bourbon, les Albon, les Clèves-Nevers, les Arod de Montmelas, les Tournon‑Simiane, les Chabannes La Palice, les Durat et les Harcourt. En 1331 la propriétaire est Jeanne de Châteauvillain; en 1520 le fief appartient à Anne de France; la seigneurie change de mains à plusieurs reprises et est acquise aux enchères par Jean Arod en 1566. Jean Arod est tué en 1593 en repoussant une attaque; la famille Arod demeure présente aux XVIIe et XVIIIe siècles, avec notamment François Arod (1716-1752) et Blaise, marquis de Montmelas, dont l’épouse Marguerite‑Catherine Haynault reste au château jusqu’en 1823. Pendant la Révolution, Gaspard de Montmelas est emprisonné à Lyon; Agnès Louise, veuve de Gaspard d'Arod et fille reconnue de Louis XV et de Catherine Haynault, lègue le domaine à son arrière‑petite‑fille Louise Hélène Léonie de Tournon‑Simiane. Le domaine passe ensuite par mariage aux familles de Chabannes La Palice et de Durat, puis à la famille d'Harcourt, qui en est aujourd'hui propriétaire. Construit au XIIe siècle, le château a été profondément remanié au fil des siècles et restauré dans une esthétique néo‑gothique au XIXe siècle, après 1828, par l'architecte lyonnais Louis Dupasquier d'après un dessin du XVIIe siècle. Il conserve néanmoins de nombreux éléments des XVe et XVIe siècles; les travaux du XIXe siècle visaient à restituer l'apparence d'une forteresse médiévale complète. Du château médiéval subsistent notamment un donjon cylindrique dominant une enceinte quadrangulaire flanquée de poivrières, une vaste basse‑cour et des braies; l'enceinte extérieure est crénelée. Propriété privée et domaine viticole, le château est ouvert aux visites pour les groupes sur rendez‑vous et pour les particuliers à des dates annoncées, notamment en juillet et août, ainsi que lors des Journées du patrimoine; il propose également des chambres d'hôtes sur réservation. L'ensemble des bâtiments et des jardins — jardin à la française, enceinte castrale, château, communs, tours, porches, chapelle, cours, basse‑cour, cuvage et panthéon — ainsi que le parc, son mur d'enceinte, ses deux portes d'entrée, le système hydraulique, le potager et leurs dépendances, ont été inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 29 juin 2000. Les armoiries des familles qui se sont succédé au château figurent dans l'iconographie et les décors héraldiques du domaine.

Liens externes