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Château de Montmélian en Seine-et-Marne

Château de Montmélian


    77210 Samoreau
Auteur inconnuUnknown author

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1750
Vente judiciaire du domaine
1769
Mort de Gaspard Boniface de Castellane
1773
Duel mortel du prince de Berghes
1778
Rétrocession viagère des domaines
1922
Mise en vente du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Marie-Henriette de Béringhen - Propriétaire au XVIIe siècle Veuve vendant le domaine à Le Reboullet.
Le Reboullet - Trésorier des comtes de Toulouse Acquéreur en conflit avec le seigneur de Montaigu.
Gaspard Boniface de Castellane - Mestre de camp au régiment de Penthièvre Acheteur du domaine en 1750 après saisie.
Adrien Philippe Joseph Ghislain, prince de Berghes - Colonel et héritier par mariage Tué en duel en 1773 dans le parc.
Louis XVI - Roi de France Ordonne la confiscation des biens en 1773.
Nicolas Aubry - Propriétaire post-Révolution Acquéreur du château par échange avec la princesse.

Origine et histoire

Le château de Montmélian, situé à Samoreau en Seine-et-Marne, est une demeure dont l’histoire est étroitement liée à celle du domaine voisin des Pressoirs du Roy. Au XVIIe siècle, il appartient principalement à la famille de Béringhen, avant d’être acquis par Le Reboullet, trésorier des comtes de Toulouse et de Penthièvre, déjà propriétaire des Pressoirs. Ce dernier, en conflit avec le seigneur de Montaigu, voit ses terres saisies en 1750 et vendues à Gaspard Boniface de Castellane, mestre de camp au régiment de Penthièvre.

Après la mort de Castellane en 1769, sa fille, mariée au prince de Berghes, hérite des deux domaines. Ce dernier, tué en duel en 1773, provoque la confiscation des biens par le roi Louis XVI, qui les rattache à la capitainerie des chasses de Fontainebleau. La princesse de Berghes, veuve, récupère les domaines en 1778 à titre viager, mais ils doivent revenir à la couronne après sa mort. La Révolution brise cette clause, et Montmélian passe entre plusieurs mains, dont Nicolas Aubry, avant d’être vendu en 1922.

Le domaine s’étend sur 30 hectares et abrite un château doté d’un sous-sol équipé, en 1912, d’un calorifère et de trois orangers. Son histoire reflète les enjeux successoraux et les bouleversements politiques de l’Ancien Régime à la Révolution, marqués par des duels, des saisies judiciaires et des changements de propriétaires influents.

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