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Château de Montpinier dans le Tarn

Château de Montpinier

  • 597 Chemin du Château
  • 81440 Montpinier
81440 Montpinier, France

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1272
Mariage de Raymonde de Lautrec
1569
Attaque catholique
1587
Reprise catholique puis protestante
1609
Fin de la seigneurie des Brassac
1821
Mariage de Victoire Perrin Brassac
1830
Reconstruction du château
1838
Vente à Ernest Schœlcher
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Raymonde de Lautrec - Héritière de Lautrec Apporte Montpinier aux Brassac en 1272.
Raymond de Brassac - Seigneur de Montpinier Premier Brassac propriétaire via mariage.
Armand de Gontaut (baron de Biron) - Chef catholique Attaque et démantèle partiellement le château.
Henri de La Tour d’Auvergne - Chef protestant Reprend le château en 1580.
Gabriel Ier de Montgomery - Général protestant Chasse les catholiques en 1587.
Alexis de Perrin - Nouveau seigneur protestant Épouse Claudine de Brassac en 1609.
François vicomte de Perrin Brassac - Vétéran et dernier Perrin Enterré à Mazières en 1838.
Ernest Schœlcher - Dernier propriétaire privé Acheteur en 1838, neveu de Victor Schœlcher.

Origine et histoire

Le château de Montpinier, édifié en 1830 sur les vestiges d’un ancien fort, se dresse sur la commune du même nom, dans le Tarn. Son histoire remonte au moins au XIIIe siècle, lorsqu’il relevait de la vicomté de Lautrec. En 1272, Raymonde de Lautrec, fille de Bertrand Ier, l’apporte en dot à Raymond de Brassac, marquant le début d’une longue possession familiale. Ce château, bastion protestant, devient un enjeu stratégique pendant les guerres de Religion, subissant attaques et changements de mains répétés entre catholiques et huguenots.

Entre 1569 et 1587, le château est tour à tour assiégé, démantelé partiellement, puis repris par les protestants sous Henri de La Tour d’Auvergne, avant d’être récupéré par les catholiques. Les frères Jean et François de Brassac y trouvent la mort lors de ces conflits. En 1609, la seigneurie passe aux Perrin par le mariage de Claudine de Brassac avec Alexis de Perrin, un protestant. Le château reste dans cette famille jusqu’en 1821, lorsque Victoire de Perrin Brassac l’apporte en dot à Benjamin baron de Lacger, dont le père, vétéran de la guerre d’Indépendance américaine, s’était fixé à Verdun.

Au XIXe siècle, le château change de mains : en 1838, après la mort de François vicomte de Perrin Brassac, son petit-fils Hippolyte baron de Lacger le vend à Ernest Schœlcher, neveu de Victor Schœlcher. Abandonné après 1891, il tombe en ruine. Aujourd’hui, ses vestiges mêlent éléments Renaissance (une cour centrale, une chapelle) et traces médiévales (tours carrées, échauguette), tandis que la végétation envahit les structures. L’accès en est interdit en raison de son état dangereux.

L’architecture du château révèle ses transformations successives : le « salon maure », ajouté par ses derniers occupants côté jardin, contraste avec les fortifications médiévales encore visibles depuis la route menant à Lautrec. Deux tours carrées et une longue échauguette rappellent son passé défensif. Malgré son abandon, le site conserve des traces de son histoire mouvementée, des dalles funéraires de la famille de Perrin Brassac dans l’église de Mazières aux cicatrices des guerres de Religion.

Le château illustre aussi les migrations aristocratiques : la famille de Perrin Brassac, originaire du Languedoc, s’installe en Lorraine après des campagnes militaires aux États-Unis, avant de revenir à Montpinier. Ce monument, témoin des luttes entre catholiques et protestants, incarne les bouleversements politiques et religieux qui ont marqué le sud-ouest de la France entre le Moyen Âge et le XIXe siècle.

Liens externes

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