Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la double enceinte et des premiers éléments du château-fort.
XIIIe siècle
Renforcement défensif
Renforcement défensif XIIIe siècle (≈ 1350)
Amélioration des fortifications et des systèmes de défense du château.
XVIe siècle
Ajout de la chapelle
Ajout de la chapelle XVIe siècle (≈ 1650)
Construction de la chapelle pour abriter la Sainte Épine et ajout de peintures.
XIXe siècle
Modifications finales
Modifications finales XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout d'une rampe d'accès et modifications des entrées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (sauf parties classées) (cad. AW 181) : inscription par arrêté du 29 novembre 1948 ; Façades et toitures du château ; double enceinte et chapelle, y compris son décor ; poterne et pont-levis ; salles souterraines ; sol de la cour ; décor de boiseries du grand salon (cad. AW 181) : classement par arrêté du 12 décembre 1991
Personnages clés
Michel de Peyronenc
Propriétaire ayant obtenu la restauration du château après la bataille de Castillon.
Origine et histoire du Château de Montréal
L'implantation actuelle du château de Montréal remonte pour l'essentiel aux XIIe et XIIIe siècles : une double enceinte protège l'emplacement de l'ancien château-fort, sur lequel s'élève le corps de logis Renaissance. Situé en bordure du duché d'Aquitaine, il passa successivement sous domination anglaise puis française. Démantelé en 1430 à la demande des consuls de Périgueux, il fut reconstruit après 1453 lorsque Michel de Peyronenc, revenu de la bataille de Castillon avec la relique de la Sainte Épine, obtint sa restauration et sa fortification ; la relique est encore conservée dans la chapelle de Montréal. Lors des guerres de Religion, l'enceinte fut renforcée : murailles et quatre ponts-levis furent refaits, et une garnison équipée d'artillerie y fut installée. Les remparts, adaptés aux nécessités militaires au fil des époques, forment un système de défense très complet. Le côté nord est défendu par deux tours ; au XVIIe siècle, un cavalier destiné à recevoir des canons a été édifié face au château. Deux tourelles encadraient un pont-levis dont ne subsistent que les arches ; cet accès était protégé par des murailles en retour d'équerre. En regard se trouvait un second pont-levis, pourvu de casemates surveillant l'approche, et au sud-est le rempart est éperonné d'un cavalier casematé. Après un premier fossé et les remparts, une seconde enceinte, elle aussi bordée d'un fossé, entourait l'ensemble. L'entrée occidentale était défendue par un pont-levis commandé par un castelet, remplacé ultérieurement par une rampe donnant accès à la cour d'honneur. Le château, de plan rectangulaire, est flanqué au nord-ouest d'une tour d'angle et, au nord-est, d'une partie plus basse qui se prolonge par les bâtiments de service ; sous ces bâtiments, un escalier voûté conduit à une vaste salle rectangulaire souterraine qui se prolonge par une seconde salle et une galerie. La nouvelle chapelle, édifiée vers 1539 pour abriter la Sainte Épine, possède une voûte en bois ornée au XVIe siècle d'une peinture représentant quatorze étoiles au centre desquelles sont les armoiries des Pontbriant.
Devenir actuel
Ouvert à la visite en été, on peut y découvrir les salons, avec une collection de portraits périgordins et, dans une tour, une curieuse bibliothèque circulaire. On visite également le souterrain avec son escalier et sa belle salle voûtés du xiie siècle. Une grotte naturelle leur fait suite.
L'intérieur des remparts abrite des jardins italiens plantés d'ifs et d'hibiscus. Ils bénéficient du label « Jardin remarquable ».